Dans la perspective des élections partielles au Conseil de la Nation, les partis politiques intensifient leurs préparatifs en mettant en place des mesures visant à garantir la transparence et l’intégrité du processus. Parmi ces initiatives, des enquêtes minutieuses sont menées sur les candidats potentiels afin d’écarter toute suspicion d’implication dans des affaires de corruption ou d’argent sale.
Les responsables locaux des partis sont notamment appelés à transmettre les noms des candidats tout en veillant à leur conformité éthique. Ces mesures visent à préserver la crédibilité des formations politiques et à éviter des pratiques controversées, telles que l’achat de votes, souvent associées à ce type de scrutin.
Le Rassemblement National Démocratique (RND) a lancé une série de réunions avec ses cadres locaux, dans l’objectif d’élaborer une stratégie unifiée pour ces élections. Le parti espère renforcer sa présence ou, à défaut, maintenir son influence au sein de la chambre haute du parlement. Selon des sources proches du RND, des instructions strictes ont été adressées aux secrétaires de wilayas pour identifier des candidats qualifiés et garantir leur intégrité. Le parti insiste sur la nécessité de consensus parmi les militants pour maximiser ses chances de succès.
En parallèle, le Front de Libération Nationale (FLN), principal concurrent du RND, multiplie ses efforts pour consolider sa position en tant que première force politique du pays. Le secrétaire général, Abdelkrim Benmbarak, a récemment adressé une circulaire interne appelant à prioriser les intérêts du parti sur ceux des individus. Il a également insisté sur l’importance de reconstruire le FLN sur des bases légales solides, tout en adoptant des pratiques démocratiques et en renforçant la solidarité entre militants.
De son côté, le Front des Forces Socialistes (FFS), qui dispose déjà de représentants au Conseil de la Nation, s’organise activement à travers ses antennes locales. Le secrétaire national du parti, Youssef Aouchiche, a réaffirmé l’importance de ces élections pour renforcer la pratique démocratique. Il a également appelé à la tenue d’élections locales et législatives anticipées pour redynamiser la scène politique nationale.
L’annonce officielle de la convocation du corps électoral par le président de la République, conformément à l’article 219 de la loi organique relative aux élections, est très attendue. Cette étape marquera le coup d’envoi officiel de la compétition électorale entre les principaux partis, qui rivalisent pour s’assurer une représentation stratégique dans la chambre haute.
Par Riad






























