FACE AUX PROVOCATIONS MALIENNES : Alger riposte avec fermeté

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La délégation algérienne à la réunion ministérielle du Mouvement des non-alignés tenue à Kampala a vivement réagi aux déclarations jugées « offensantes et infondées » du ministre des Affaires étrangères du régime putschiste du Mali.

Dès les premières lignes de sa réplique, la délégation algérienne n’a laissé planer aucun doute sur la gravité de la situation. « L’un des porte-voix de la junte militaire qui sème la corruption et la dévastation au Mali s’est permis de formuler une série de remarques à l’encontre de l’Algérie. Des remarques aussi offensantes qu’infondées », a-t-elle dénoncé. Si Alger dit avoir préféré initialement le « silence méprisant », la délégation a jugé nécessaire de « rétablir la vérité face à des mensonges grossiers et des allégations fallacieuses, dénuées de toute crédibilité et de toute rationalité ». Dans un ton ferme et sans détour, la diplomatie algérienne accuse la junte malienne de travestir la réalité pour masquer ses propres échecs. « Les putschistes de Bamako propagent mensonges et diffamations au même rythme que s’accumulent leurs revers », poursuit la délégation. Et de rappeler que « ce régime militaire, issu d’un changement anticonstitutionnel, a conduit le Mali à l’isolement et à l’exclusion de l’Union africaine ». Selon Alger, la junte « n’a qu’une seule obsession : se dédouaner de ses innombrables échecs et en rejeter la responsabilité sur autrui ». Ce discours tranchant trouve un écho dans les propos du ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, prononcés quelques jours plus tôt à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies. Celui-ci avait dénoncé la rhétorique malienne, qualifiant le Premier ministre Abdoulaye Maïga de « faux poète mais vrai putschiste » dont « le bavardage de caniveau ne mérite que mépris et n’inspire que dégoût ». Attaf avait en outre regretté que « pour la deuxième année de suite, un membre du régime issu du coup d’État au Mali s’en prenne à l’Algérie », tout en appelant les dirigeants maliens à « exceller dans des domaines plus nobles, comme la restauration de la sécurité et de la stabilité dans leur pays ». Au-delà de la réplique verbale, la délégation algérienne a voulu replacer la crise dans son véritable contexte.  « Tous ceux qui vivent dans le voisinage du Mali le savent : cette junte a apporté le malheur au Mali. Elle est la source du fléau, la cause du malheur, et la seule responsable des désastres qu’a engendrés son appétit insatiable de pouvoir », a-t-elle martelé. Pour Alger, la réalité du Mali actuel se résume à une instabilité chronique, une insécurité croissante et une régression économique et sociale sans précédent.

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