Quand le bourreau de Gaza envoie ses amitiés au geôlier du Sahara !

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Le message de félicitations adressé par Benyamin Netanyahou à Mohamed VI dépasse de loin la simple courtoisie diplomatique. Derrière la formule protocolaire, se profile une convergence politique assumée : celle de deux régimes liés par la même logique de domination, la même légitimation de l’occupation et la même indifférence au droit des peuples.
Quand Netanyahou salue le roi du Maroc, ce n’est pas un échange anodin. C’est un signal politique, presque une mise en scène d’une alliance que tout relie : la force, la propagande et la certitude d’une impunité garantie.
L’un étouffe Gaza sous les bombes, l’autre maintient le Sahara occidental sous un drapeau contesté. Deux fronts, un même langage : celui de la dépossession travestie en stabilité, de l’occupation repeinte en autonomie.
Ce message de félicitations, au moment même où la guerre continue de ravager Gaza, révèle la nature réelle du rapprochement entre Tel-Aviv et Rabat.
Sous couvert de normalisation, il s’agit moins de paix que de calculs : un échange d’intérêts stratégiques, une reconnaissance mutuelle d’illégitimités que l’on cherche à rendre acceptables aux yeux du monde.
Pendant que les populations palestinienne et sahraouie poursuivent leur quête de liberté, leurs destins se croisent dans un même combat : celui de peuples privés de voix, de territoire et de justice.
Les mots changent, les doctrines s’adaptent, mais la logique reste identique celle du fort qui impose et du faible qui subit.
La Ligue arabe, elle, observe désormais sans réaction notable. Les apparences diplomatiques s’effritent, et le silence se fait complice.
Car au fond, ce que révèle cette poignée de main à distance, c’est une vérité dérangeante : Palestine et Sahara occidental ne sont pas deux causes distinctes, mais les deux visages d’une même injustice. Amina L.

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