Gaza : le cessez-le-feu qui tue en silence !

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Depuis le prétendu cessez-le-feu du 10 octobre, Gaza continue de payer le prix le plus lourd de la tragédie humaine. Les promesses de paix et les appels à la retenue diplomatique se heurtent à une réalité crue : chaque jour, deux enfants palestiniens tombent sous les frappes aériennes, victimes d’une violence asymétrique qui ne connaît ni répit ni justification. En l’espace d’un seul mois, soixante-sept vies juvéniles ont été anéanties, comme le rappelle un récent rapport de l’Unicef. Mais derrière ces chiffres, loin de l’abstraction des rapports officiels, se trouvent des familles dévastées, des quartiers en ruines et des destins brutalement interrompus. Les statistiques, aussi alarmantes soient-elles, ne sauraient jamais refléter la profondeur de la souffrance humaine.

Ce conflit n’a rien de “normal”. Les infrastructures civiles, les écoles et les hôpitaux se transforment en cibles malgré les conventions internationales censées protéger les civils. Aucun foyer, aucune mosquée, aucun abri n’échappe à la fureur d’un arsenal aérien qui transforme le quotidien en enfer. Si l’Unicef demeure prudente dans ses formulations, s’abstenant de nommer explicitement l’agresseur, la réalité sur le terrain ne laisse guère de doute : seule l’entité sioniste détient la capacité technologique et militaire d’infliger de tels dégâts depuis le ciel.

Le monde, lui, observe. Mais son regard est trop souvent passif, son indignation trop timide pour traduire en actes tangibles la condamnation de cette violence. L’indifférence internationale contribue à banaliser la mort palestinienne. La répétition quotidienne des bombardements, la peur qui s’installe comme une routine, transforment la souffrance des enfants en bruit de fond que beaucoup acceptent silencieusement. Cette normalisation de la tragédie constitue l’une des victoires les plus pernicieuses du projet colonial : transformer la douleur humaine en simple fait divers et légitimer, par omission, une violence systémique.

La dimension politique et idéologique de ce conflit est tout aussi fondamentale que sa dimension humanitaire. Derrière les termes de “sécurité” et de “réponse militaire” se cache une logique de domination qui nie l’humanité de l’autre. Les enfants palestiniens ne sont plus perçus comme des êtres humains, mais comme des chiffres dans un rapport, comme des pions dans un récit déshumanisant où la seule langue comprise est celle de la force. Tant que la communauté internationale se contentera de déclarations, de résolutions et de condamnations sans lendemain, d’autres vies continueront d’être fauchées.

Il est urgent de briser ce cycle infernal. Il ne s’agit pas seulement de réaffirmer les principes du droit international, mais de rappeler que derrière chaque chiffre, chaque rapport, chaque article, il y a des enfants qui rêvaient, qui jouaient, qui aspiraient à un avenir qu’on leur a volé. Gaza n’est pas un territoire abstrait, ni une page de statistiques. Gaza est un peuple en souffrance, et les enfants de cette terre meurtrie méritent que le monde cesse d’être spectateur. La paix ne pourra être durable que lorsqu’elle reposera sur la reconnaissance de la dignité humaine de tous, sans exception. Amina L.

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