Dans le cadre d’une politique de rationalisation des dépenses publiques, le gouvernement algérien entend renforcer le contrôle sur l’utilisation des véhicules administratifs au sein des ministères, institutions et organismes publics. Cette orientation vise à lutter contre le gaspillage et à réduire les dépenses non essentielles, tout en s’inscrivant dans une logique de bonne gouvernance et de transition énergétique.
Selon le document-cadre de préparation du projet préliminaire de la loi de finances et du budget de l’État pour l’année 2026, l’exécutif prévoit d’interdire tout nouvel achat de véhicule administratif sans autorisation préalable du Premier ministre, rapporte le quotidien Echorouk. L’acquisition de véhicules ou d’équipements par les ministères et administrations devra être clairement justifiée et déclarée dans le cadre des débats budgétaires. Le document rappelle à cet effet la note du Premier ministre n°3418 du 8 juillet 2020, qui insiste sur la nécessité de maîtriser les dépenses liées à l’usage des véhicules de service. Dans la même logique, deux nouvelles instructions, la n°1101 du 25 avril 2024 et la n°3218 du 21 octobre 2024, imposent l’approbation du Premier ministre pour toute demande d’achat de véhicules administratifs, y compris dans le cadre des investissements. Le gouvernement maintient également sa stratégie de conversion progressive des véhicules administratifs au GPL (Gaz de pétrole liquéfié), une énergie jugée moins coûteuse et plus respectueuse de l’environnement. Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de réduction de la facture énergétique du secteur public. La rationalisation des dépenses ne s’arrête pas aux véhicules. Le document évoque d’autres domaines visés par cette politique de rationalisation : Réduction des consommations d’électricité, notamment par le recours aux énergies renouvelables (photovoltaïque) dans les régions du sud. Généralisation des ampoules LED à basse consommation dans les administrations. Limitation des dépenses en vêtements et alimentation, en ciblant uniquement les bénéficiaires concernés selon les régulations en vigueur. Rationalisation des dépenses de maintenance, en maintenant les crédits de 2025. Organisation stricte des conférences et séminaires, avec réduction des frais liés aux invités et intervenants, et recours accru à la visioconférence. Le gouvernement précise que certaines dépenses restent incompressibles, notamment : Les salaires et indemnités des fonctionnaires. Les transferts sociaux en faveur des familles. Les projets d’investissement prioritaires. Le fonctionnement des services de l’État et la continuité du service public Enfin, les propositions de mesures législatives en lien avec la loi de finances 2026 devront être transmises avant le 15 juin à la direction générale du budget et de la fiscalité du ministère des Finances, afin d’être étudiées par les commissions compétentes.































