Lors des travaux du 2e Bilan du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires (UNFSS+4) à Addis-Abeba, le président Abdelmadjid Tebboune a souligné lundi, par l’intermédiaire de son ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, les efforts déployés par l’Algérie pour assurer sa sécurité alimentaire. Face aux défis du changement climatique, le pays a adopté des stratégies innovantes, mobilisant ses ressources en eau et soutenant l’investissement agricole, positionnant l’Algérie comme un acteur clé dans la transformation durable des systèmes alimentaires en Afrique.
Dans son allocution, le président Tebboune a détaillé une feuille de route nationale, élaborée en réponse à l’appel de 2023 du Secrétaire général de l’ONU, intégrant une gouvernance inclusive associant ministères, ONG, organisations professionnelles, chercheurs, universitaires, et priorisant les femmes et les jeunes. Cette approche participative a permis de concevoir des politiques tenant compte des dimensions climatique, sanitaire et économique, visant l’autosuffisance en produits agricoles et animaux à travers des systèmes résilients, sains et durables. Parmi les avancées notables, le renforcement de la culture céréalière s’appuie sur 30 silos de 100 000 tonnes chacun, 350 centres de stockage de proximité de 5 000 tonnes, et une expansion des capacités de réfrigération via des chambres froides accessibles aux investisseurs.
L’Algérie pousse également l’agriculture saharienne, exploitant déjà 400 000 hectares avec un objectif ambitieux d’un million d’hectares d’ici fin 2025, un exploit environnemental visant à revitaliser des zones arides. Pour contrer les effets du réchauffement climatique en Méditerranée, une stratégie tripartite a été mise en œuvre : grands transferts d’eau des régions excédentaires vers les zones déficitaires, construction de barrages, et dessalement de l’eau de mer, avec cinq stations opérationnelles en 2025 produisant 1,5 million de m³ par jour. Par ailleurs, le projet de barrage vert s’étend sur 300 000 hectares, réhabilite 500 000 hectares, et inclut un programme forestier plantant 423 millions d’arbres pour créer des puits de carbone naturels sur 520 000 hectares, alliant agroforesterie et préservation.
La force de cette stratégie réside dans un climat d’investissement amélioré : accès facilité au foncier agricole, distribution gratuite de semences, subventions pour l’irrigation économe, et création d’un couloir vert dans le sud, soutenus par des financements via l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA) et l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM). Des partenariats avec l’Italie et le Qatar portent des projets structurants dans les chaînes de production de céréales et de lait, tandis que l’achèvement du tronçon algérien de la route transsaharienne (Alger-Lagos) et l’ouverture de lignes maritimes avec la Mauritanie et le Sénégal renforcent les chaînes d’approvisionnement. En 2025, l’Algérie a aussi brillé par sa coopération contre l’invasion du criquet pèlerin, soutenant les pays voisins avec matériels et pesticides, facilitant ainsi le travail de la Commission régionale.






























