Le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Brahim Boughali, a annoncé la création d’une commission chargée d’élaborer un projet de loi visant à criminaliser le colonialisme. Cette initiative marque une avancée sérieuse et officielle vers l’adoption d’une loi condamnant la colonisation française, un projet resté en suspens depuis plus de deux décennies.
La commission est composée de représentants de tous les groupes parlementaires, reflétant ainsi un large consensus politique sur la question. « C’est un hommage à la mémoire de nos glorieux ancêtres, de la génération de la résistance à celle de la glorieuse révolution de libération, qui ont consacré leur vie au service de notre cher pays et de son peuple fier », a déclaré M. Boughali lors d’une journée parlementaire organisée dimanche.
Selon des sources officielles, le président de l’APN a mis à la disposition de la commission tous les moyens nécessaires pour mener à bien sa mission. Cette instance inclut non seulement des représentants des différents blocs parlementaires, mais également des membres de la famille révolutionnaire.
L’initiative vise également à mettre un terme aux débats et aux interprétations diverses sur cette question, souvent source de controverses. Lors d’une conférence de presse, M. Boughali a précisé que la commission est composée de six députés représentant les six groupes parlementaires, ainsi que d’un député non affilié. Elle sera placée sous la supervision directe de la présidence de l’APN.
« La question de l’histoire dans notre pays n’est pas, comme certains le prétendent, un instrument de pression ou de marchandage », a-t-il affirmé. Il a rappelé que le président algérien avait été clair en déclarant que « la mémoire nationale ne s’efface ni avec le temps ni avec l’oubli, et qu’elle ne saurait faire l’objet de compromis ».
Il a conclu en soulignant que « la mémoire n’est pas une carte de pression, mais un devoir moral et historique, l’accomplissement des sacrifices consentis ». Il a également insisté sur le fait qu’« il ne peut y avoir ni stabilité ni paix sans reconnaissance des faits et justice historique ».






























