Dans le cadre de l’affaire de corruption électorale liée à l’élection présidentielle du 7 septembre 2024, les accusés Saïda Naghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hammadi, ainsi que 80 autres personnes, impliquées dans l’affaire de l’achat de signatures et collecte des parrainages pour la candidature à la magistrature suprême, comparaîtront de nouveau devant la Cour d’Alger le 1er juillet prochain.
Selon des sources proches du dossier, l’affaire sera examinée au niveau de la 10ᵉ chambre pénale de la Cour d’Alger. Les chefs d’inculpation sont particulièrement lourds et incluent : octroi d’avantages indus, abus de fonction, trafic d’influence, promesse ou remise de dons en argent pour obtenir ou tenter d’obtenir des voix, ainsi qu’escroquerie. Le 26 mai dernier, le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed avait prononcé des peines sévères à l’encontre des principaux prévenus. Saïda Naghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hammadi ont écopé chacun de 10 ans de prison ferme et d’une amende d’un million de dinars. Deux fils de Saïda Naghza ont également été condamnés : l’un à 8 ans de prison (avec mandat d’arrêt international émis à son encontre), l’autre à 6 ans de prison ferme. Un troisième fils a également été poursuivi. Des peines de 8 ans de prison ferme assorties d’amendes ont été infligées au vice-président de la Confédération algérienne des entreprises, nommé « B. Mohamed », ainsi qu’à un autre accusé, « F. Bilal ». Pour les autres mis en cause, les peines prononcées allaient de 5 à 8 ans de prison, avec des amendes allant de 200 000 à 1 000 000 de dinars. Toutefois, certains prévenus ont été acquittés de toutes les charges retenues contre eux. Par ailleurs, le tribunal a ordonné à Saïda Naghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hammadi de verser solidairement 1 million de dinars à la Trésorerie publique. Pour rappel, Saida Naghza, ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), avait suscité l’attention en annonçant sa candidature en juin 2024. Cependant, son dossier avait été rejeté par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), avant qu’elle ne soit placée sous contrôle judiciaire en août 2024 pour ces mêmes faits de corruption. Amina L.






























