CORRUPTION : L’ancien ministre Tahar Khaoua de nouveau devant la justice

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L’ancien ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et ancien député, Tahar Khaoua, comparaîtra à nouveau devant la justice le 25 juin prochain. Il sera jugé par la 1ère  chambre pénale près la Cour d’Alger dans le cadre d’un nouveau dossier de corruption, pour des faits remontant à l’époque où il exerçait ses fonctions parlementaires et ministérielles.

Reportée le 11 juin dernier, l’audience portera sur des accusations graves, notamment acceptation d’indus avantages, abus de fonction et trafic d’influence, conformément aux articles 28, 32 et 33 de la loi n°01-06 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption. Le 4 mars dernier, le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed avait déjà condamné Tahar Khaoua à six ans de prison ferme et à une amende d’un million de dinars algériens, assortie du gel de tous ses comptes bancaires et avoirs financiers, à l’exception de ses pensions s’il en possède. Le même jugement a été rendu à l’encontre d’un entrepreneur privé, B. Mohamed, impliqué dans l’affaire. Le tribunal a également ordonné que les deux hommes versent chacun un million de dinars à titre de dommages et intérêts au Trésor public, en réparation du préjudice subi. Les faits concernent une somme de 6 milliards de centimes (environ 60 millions de dinars) que l’ancien ministre aurait reçue comme pot-de-vin de la part de l’entrepreneur en échange de l’attribution illégale d’un terrain dans le cadre d’un contrat de concession. Le procureur avait requis à l’époque 10 ans de prison ferme à l’encontre des deux accusés ainsi que la confiscation de tous les biens saisis. Ce n’est pas la première fois que Tahar Khaoua se retrouve devant la justice. Il avait déjà été condamné à sept ans de prison ferme par la même juridiction dans un autre dossier de corruption, impliquant également son fils et l’ancien wali de Batna, Mohamed Slimani. Les charges retenues comprenaient notamment : trafic d’influence, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, chantage, fausse déclaration, ainsi que l’acceptation de chèques comme garantie, des faits tous prévus et réprimés par la loi n°01-06 sur la lutte contre la corruption. Les poursuites à répétition contre Tahar Khaoua illustrent la volonté des autorités judiciaires algériennes de renforcer la lutte contre la corruption, notamment celle impliquant des hauts responsables de l’État. Cette nouvelle comparution, très attendue, pourrait aboutir à un cumul de peines, si les faits sont confirmés en appel.  Amina L.

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