DOSSIER SAHARA OCCIDENTAL À L’ONU : La sale besogne de la France et des émirats

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Selon des sources concordantes, la France et les Émirats arabes unis mènent un intense lobbying au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Les deux pays contactent un à un les membres du Conseil afin de faire adopter une résolution reconnaissant la souveraineté du Maroc sur ce territoire. La question du Sahara occidental revient au premier plan de la diplomatie internationale.

Paris et Abou Dhabi cherchent à convaincre en priorité les membres non permanents du Conseil. Ils ciblent particulièrement les swing membres. C’est à dire ceux qui n’ont pas de position tranchée sur le dossier du Sahara occidental, même s’ils penchent plutôt pour le respect du droit international et du droit des peuples à jouir de la souveraineté sur leurs territoires. La France et les Emirats arabe torpillent, ainsi les revendications du Front Polisario, soutenu par l’Algérie. Ils appuient ouvertement l’occupation du territoire sahraoui par le Maroc. Ce dernier compte sur ses alliés pour faire adopter son plan d’autonome, proposé en 2007. Il s’échine à asseoir son hégémonie sur un territoire qui ne lui appartient pas. Pourtant, l’ONU a inscrit, en 1963, la question sahraouie à son ordre du jour, sous l’aune de la décolonisation. Mais depuis 2007, le Maroc s’appuie sur ses alliés pour faire adopter son plan d’autonomie. Cette offensive diplomatique intervient dans un climat de tensions régionales et de recomposition des alliances. La France tente de réchauffer ses relations avec Rabat après une période de froid diplomatique. Les Émirats, quant à eux, confirment leur soutien sans équivoque au Maroc. Ce pays du Golfe est parmi les premiers à ouvrir un consulat à Laâyoune. Si certains pays semblent ouverts à cette démarche.  D’autres restent réservés, invoquant le respect du processus onusien et des résolutions précédentes. L’issue de ce lobbying pourrait ainsi constituer un tournant majeur dans un dossier sensible et stratégique pour la région. Les manœuvres de la France et des Émirats arabes sont entreprises à un moment charnière. Le Conseil de sécurité doit se prononcer bientôt sur le renouvellement, ou pas, du mandat de la Minurso.

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