La première « Conférence nationale sur l’emploi et l’évaluation de la gestion de l’allocation chômage », a été l’occasion de faire connaître les derniers indicateurs sur le marché de l’emploi.
La rencontre, organisée au niveau du Centre familial de la CNAS à Ben Aknoun, marquée par la participation de pas moins de six ministres, en plus du SG de l’UGTA et de responsables d’organisation patronales, a également été portée sur les nouveaux mécanismes de formation afin de réduire le chômage des jeunes, dont les bénéficiaires de l’allocation chômage. Le ministre du Travail précise en ce sens que plusieurs secteurs d’activité demandent plus de main-d’œuvre qualifiée. Notamment, la construction, les travaux publics et l’agriculture. En effet, le ministre du Travail, M. Abdelhak Saihi, a laissé entendre hier que la dynamique économique actuelle permet d’envisager une très forte réduction du chômage, et même d’arriver au plein-emploi. Le responsable souligne que « près de 450.000 nouveaux postes d’emploi » sont ouverts chaque année. Un chiffre largement supérieur au nombre de demandes enregistrées, estimé à près de 360.000 demandes par an. « Du point de vue des chiffres, on pourrait dire qu’il n’y a pas de chômage en Algérie », lance le ministre. Toutefois, Abdelhak Saihi, explique aussi que la situation est différente sur le terrain, ou « plusieurs secteurs manquent de main-d’œuvre », notamment pour les travaux publics, le logement et l’agriculture. L’objectif est en ce sens « d’accompagner » les demandeurs d’emploi, et notamment les 2 millions de bénéficiaires de l’allocation chômage. Il faut que ces jeunes « décrochent un emploi stable, qu’ils participent à l’économie nationale ». A ce titre, les autorités envisagent un nouveau renforcement des offres de formation, d’autant que « 60% des bénéficiaires de l’allocation sont sans, ou presque sans qualification ». La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mme Nacima Arhab, annonce pour sa part qu’un « travail est en cours » afin de proposer des diplômes offrant un plus grand nombre de possibilités d’emploi. « Nous travaillerons, en collaboration avec le ministère du Travail, à reconsidérer la nature des certifications » accordées aux bénéficiaires de l’allocation chômage. La ministre, en rappelant que près de 100.000 bénéficiaires sont formés chaque année, au niveau des 1116 centres dépendants du secteur, précise qu’il ne s’agira plus uniquement « de certificats de qualification », afin de répondre aux demandes du monde du travail.






























