Entre les lignes: La France livre des armes à l’entité israélienne

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Malgré les pressions des députés et les organisations de droit de l’homme, la France continue d’envoyer des armes à l’entité israélienne. La France  a vendu en moyenne 200 millions d’euros d’équipements militaires à l’armée sioniste. Le gouvernement français fait semblant d’interdire l’exportation des armes à l’entité sioniste, mais  dans la réalité, la France est le plus grand fournisseur  d’armes de l’entité israélienne !

En Octobre dernier, Emmanuel Macron a appelé  à la suspension des livraisons à l’entité sioniste d’armes utilisées dans le conflit à Gaza,  avertissant  que la France ne livrait pas d’armes à ‘’israël’’, et pourtant, de l’équipement militaire est bel et bien exporté chaque année à destination de l’État hébreu. Plusieurs organisations non gouvernementales et parlementaires français ont exprimé à plusieurs occasions leur opposition à ces ventes, pointant du doigt le risque que ces armes soient utilisées dans des actes potentiellement génocidaires. Amnesty International avait également adressé en février une lettre ouverte au président français pour demander l’arrêt immédiat des livraisons d’armes à Israël.

Malgré ces pressions, les liens militaires entre la France et Israël restent forts. Un rapport parlementaire de 2022 indique que, sur les dix dernières années, la France a vendu pour 208 millions d’euros d’équipements militaires à Israël. Sébastien Lecornu, alors ministre des Armées, a reconnu lors d’une audition à l’Assemblée nationale en février, que la France livrait à Israël des équipements relevant de la catégorie ML4, qui inclut des bombes, roquettes et missiles. En juin 2024 , les médias Disclose et Marsactu ont révélé que la France avait fourni à l’entreprise israélienne IMI Systems des composants pour mitrailleuses, spécifiquement des maillons M27, suffisants pour assembler 100 000 cartouches pour le fusil israélien Negev 5. Le média Disclose révélait notamment que les équipements électroniques exportés par la France vers Israël étaient utilisés dans les drones Hermes 900, soupçonnés de bombarder des civils à Gaza. Il s’agissait de transpondeurs produits par Thalès, qui assure que ces systèmes sont « destinés à être réexportés vers des pays tiers.

Des  entreprises françaises comme Airbus, Thalès et Dassault <conservent des partenariats avec des entreprises israéliennes sur des projets militaires. Thalès a par exemple travaillé avec l’israélien Elbit Systems sur le drone Watchkeeper qui permet de fournir des données précises de localisation des cibles, facilitant les frappes.

Par Riad 

 

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