France : L’ex-patron du renseignement intérieur condamné à 4 ans de prison

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Ce vendredi 7 mars, le tribunal correctionnel de Paris a rendu un verdict retentissant en condamnant « Bernard Squarcini », ancien directeur de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), à 4 ans de prison, dont 2 ans avec sursis probatoire, pour trafic d’influence et compromission du secret professionnel. Une décision qui marque un tournant dans les affaires de conflits d’intérêts au sein des hautes sphères de l’État.

Surnommé « le Squale » pour ses méthodes musclées, Squarcini a écopé d’une amende de 200 000 euros, d’une interdiction professionnelle de 5 ans et devra purger sa peine sous bracelet électronique. La justice a établi qu’il avait exploité son réseau issu des services secrets pour obtenir des informations confidentielles, influencer des procédures administratives (délivrance de passeports, visas) et accorder des avantages à des personnalités, dont Bernard Arnault, PDG de LVMH.

L’enquête a révélé des pratiques systémiques, l’utilisation illégale de policiers pour extraire des données sensibles liées à des affaires médiatisées,détournement de fonds publics, compromission du secret de la défense nationale via la transmission de documents classifiés à des tiers et trafic d’influence passif en échange de services pour des entreprises et des influents.

– La DCRI, ancêtre de la DGSI, était en charge du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste sous la présidence Sarkozy, période durant laquelle Squarcini a exercé. L’affaire Cahuzac, impliquant l’ex-ministre du Budget, avait ébranlé la classe politique en 2013 en révélant un compte bancaire clandestin en Suisse.

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