La bande de Gaza sombre dans une tragédie orchestrée avec une froideur calculée. Sous le faux prétexte de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF), lancée le 26 mai, l’entité israélienne conditionne l’aide humanitaire à un déplacement forcé des habitants vers le sud, dans des « zones de concentration ». Cette stratégie, un transfert par la famine, vise à vider le nord de sa population, un plan qui s’enlise mais promet une brutalité accrue. Les massacres autour des centres de distribution – 516 morts, 3 799 blessés et 39 disparus au 25 juin – exposent un mépris effarant pour la vie humaine, amplifié par l’installation de seulement quatre centres pour plus de deux millions d’âmes, contre les 200 proposés par des ONG expérimentées. Cette rareté humilie et affame les survivants, transformant l’aide en arme de coercition.
L’emplacement des centres, loin des zones peuplées – un au centre de Gaza, trois à l’ouest de Rafah – trahit l’objectif : pousser les Gazaouis vers le sud, comme l’a révélé Benjamin Netanyahu lors d’une réunion secrète le 11 mai, rapportée par le média « Maariv » : « L’octroi de l’aide serait conditionné au non-retour des Gazaouis vers leurs lieux d’origine. » Tammy Caner, experte en droit et sécurité nationale à Tel-Aviv, a corroboré cette logique en plaidant pour interdire aux déplacés du nord de revenir chez eux. Cette tactique, héritée des années 1950 où l’entité israélienne privait les Palestiniens de produits essentiels pour les dissuader de rentrer, repose sur une vérité cynique : la faim, sans tirs ni bombes, brise les esprits et déplace les corps.
Sur le terrain, le plan vacille. Les plus forts bravent des kilomètres pour un maigre colis, tandis que les plus faibles périssent. Les centaines de milliers de Gazaouis du nord résistent, attachés à leurs ruines, défiant les intentions de l’entité israélienne. Pourtant, la nourriture détournée par des gangs – souvent soutenus par l’entité sioniste, selon des rapports locaux – aggrave le chaos. Parallèlement, le projet israélo-américain de transfert vers des pays comme le Congo ou le Tchad, démenti par ces derniers, persiste, avec trois « zones de concentration » prévues dans Gaza.
Sur les réseaux sociaux, l’indignation gronde, accusant l’Occident de complicité par son silence. Cette stratégie d’affamer-expulser, loin d’être un échec, révèle une détermination glaçante. Le monde doit exiger une intervention humanitaire indépendante et des sanctions contre l’entité israélienne , sinon ce calvaire ne fera que s’intensifier, transformant Gaza en un cimetière à ciel ouvert sous le regard passif des démocraties. Riad






























