Gaza : Barcelone rompt avec l’entité sioniste

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La municipalité de Barcelone a envoyé un message retentissant au monde en votant la rupture des liens institutionnels avec le gouvernement israélien et la suspension de son jumelage avec Tel-Aviv. Cette décision, soutenue par le Parti socialiste et des partis de gauche et indépendantistes, intervient dans un contexte de crise humanitaire à Gaza, où, selon l’UNRWA, plus de 54 000 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, et où 85 % de la population est déplacée, privée d’accès à l’eau et à la nourriture.

Le maire socialiste Jaume Colbone n’a pas mâché ses mots : « Le niveau de souffrance et de mort à Gaza ces 18 derniers mois, ainsi que les attaques répétées du gouvernement israélien ces dernières semaines, rendent toute relation intenable. » La résolution, riche d’une vingtaine de clauses, exige le respect du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens comme condition à toute reprise des liens. Elle va plus loin en recommandant à Barcelona Expo de bannir les pavillons israéliens et les entreprises liées à l’armement ou à l’occupation, et en étudiant une interdiction des navires transportant des armes vers Israël au port de Barcelone.

Ce n’est pas une première pour la capitale catalane. En février 2023, l’ex-maire Ada Colau avait déjà suspendu ces relations, une décision annulée après l’élection de Colbone. Mais la persistance de la violence à Gaza, marquée par des bombardements quasi quotidiens – comme celui du 28 mai 2025 ayant tué 21 civils dans une école, selon Médecins Sans Frontières – a ravivé l’indignation. Sur les réseaux sociaux,  des Catalans saluent ce « courage politique », tandis que d’autres, notamment des voix pro-israéliennes, dénoncent une « posture idéologique ».

Ce geste, symbolique mais puissant, s’inscrit dans une vague de solidarité croissante. En Espagne, des villes comme Valence et Séville ont pris des mesures similaires depuis 2024, et des manifestations pro-palestiniennes rassemblent des milliers de personnes chaque semaine. Mais au-delà du symbole, la décision de Barcelone pose une question cruciale : peut-elle inspirer une pression internationale plus large pour mettre fin au calvaire de Gaza ? Alors que l’ONU reste paralysée par les vetos, des initiatives locales comme celle-ci rappellent que l’action politique, même à petite échelle, peut porter la voix des opprimés. À l’heure où les enfants de Gaza meurent sous les décombres, le silence n’est plus une option – Barcelone l’a bien compris. Riad

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