Guerre Iran-Entité sioniste : le Maroc en péril

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La guerre entre l’Iran et l’entité sioniste résonne bien au-delà du Moyen-Orient, projetant des ombres inquiétantes sur le Maroc. Soutien assumé à l’entité sioniste depuis la normalisation de 2020, la monarchie marocaine se trouve aujourd’hui dans une position délicate, alors que l’escalade militaire entre Téhéran et Tel-Aviv fait grimper les cours du pétrole et fragilise la stabilité régionale. Ces tensions, loin d’être anodines, pourraient ébranler l’économie, le commerce et la diplomatie marocaine, révélant les risques d’une alliance stratégique mal calibrée.
Sur le plan économique, les répercussions sont déjà palpables. L’incertitude sur les marchés pétroliers, amplifiée par la menace d’un blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, risque de propulser les prix du baril au-delà de 80 dollars, alourdissant les importations énergétiques du Maroc. Cette hausse s’ajouterait à une inflation galopante sur les produits alimentaires, l’énergie et le transport, menaçant un équilibre budgétaire déjà précaire. Les banques centrales pourraient devoir intervenir pour soutenir le dirham, au risque d’épuiser les réserves de change et d’aggraver le déficit commercial, un scénario que les analystes redoutent face à cette volatilité.
Diplomatiquement, le Maroc navigue en eaux troubles. La colère populaire, ravivée par la normalisation avec l’entité sioniste, s’intensifie à mesure que les images des frappes circulent. Cette fracture interne pourrait compliquer la position de Rabat, pris entre son alignement avec Tel-Aviv et les pressions d’une opinion publique pro-palestinienne. Sur le plan commercial, les liens avec des acteurs régionaux impliqués – qu’il s’agisse d’Israël, de l’Iran ou de leurs alliés – pourraient se tendre, tandis que les perturbations du commerce maritime international, vital pour le port de Casablanca, menacent les exportations.
Sur les réseaux sociaux, les débats s’enflamment : certains y voient une confirmation des risques de la normalisation, d’autres appellent à une neutralité marocaine pour préserver ses intérêts. Pourtant, cette guerre expose une vérité crue : le Maroc, dépendant énergétiquement et intégré aux dynamiques régionales, ne peut ignorer les chocs géopolitiques. À moins d’une révision de sa stratégie diplomatique, le royaume risque de payer un lourd tribut, non seulement en termes financiers, mais aussi en cohésion sociale. L’heure est à la prudence : le Maroc doit peser ses alliances face à un conflit qui pourrait redessiner son avenir. Riad

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