Iran -Entité israélienne : nouvelle guerre en vue ? 

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Le cessez-le-feu conclu entre l’entité israélienne  et l’Iran sous l’égide de Washington, célébré comme une victoire diplomatique par Donald Trump, ressemble de plus en plus à une illusion fragile. Selon un rapport percutant de la journaliste politique israélienne Anna Braski, publié par « Maariv », cette accalmie n’est qu’une pause dans une guerre d’usure régionale, marquée par des cycles de violence destructeurs qui pourraient reprendre à tout moment. À peine quelques jours après l’entrée en vigueur de la trêve, le chef du Mossad, David Barnea, a douché les espoirs d’une paix durable en affirmant : « Nous continuerons à surveiller les projets iraniens que nous connaissons en profondeur », un avertissement qui trahit l’intention l’entité israélienne  de maintenir la pression sur Téhéran. Cette tension trouve ses racines dans un désaccord fondamental : L’entité israélienne  vise toujours à démanteler le programme nucléaire iranien, tandis que Téhéran refuse catégoriquement de le suspendre, un différend que l’accord de cessez-le-feu, dépourvu de mécanismes de suivi ou de garanties claires, ne résout pas. Les récentes frappes de l’entité israélienne  sur des sites comme Fordo, Natanz et Ispahan, soutenues par une implication active de l’armée américaine, ont certes infligé des dégâts – bien que limités à quelques mois de retard selon des sources de CNN – mais n’ont pas altéré les ambitions iraniennes. Cette dynamique de « guerre périodique », décrite par Braski, avec des escarmouches sur plusieurs fronts (Liban, Yémen, Syrie, Golfe), risque de transformer le Proche-Orient en un champ de bataille intermittent, exigeant une présence américaine croissante pour contenir l’incendie. Le rôle de Trump aggrave cette incertitude. S’il s’est vanté d’avoir mis fin à sa « guerre des 12 jours » avec panache, ses déclarations ambiguës – prêt à relancer les frappes si nécessaire – et sa demande d’arrêter les poursuites contre Netanyahu en échange d’un soutien américain jettent une lumière crue sur une alliance transactionnelle. Cette mise en scène, critiquée comme une dramaturgie télévisuelle, soulève des doutes sur la sincérité de ses intentions, alimentant les spéculations sur X, où certains y voient une manœuvre électorale. Dans ce climat, la Russie, l’Union européenne et les États du Golfe tentent de peser, mais sans propositions concrètes, laissant le vide diplomatique s’installer. Le Proche-Orient reste une poudrière. Sans un engagement sérieux sur le programme nucléaire iranien, la question n’est plus « si »une nouvelle escalade surviendra, mais « quand » et avec quelle ampleur. Cette paix précaire, orchestrée par Washington, pourrait bien être le prélude à un embrasement encore plus dévastateur, avec des répercussions économiques et sécuritaires mondiales. Ce cessez-le-feu risque de n’être qu’un calme avant la tempête. Riad

 

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