La CAN 2025 sous facture

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Il fut un temps où le football africain se jouait sur une pelouse. Aujourd’hui, il se joue surtout… sur facture. La Confédération africaine de football vient d’en apporter une démonstration éclatante avec cette finale de la CAN 2025, où le Sénégal a réussi l’exploit inédit de gagner… puis de perdre après coup.

En Afrique, le football est une passion. Mais à force de surprises, il devient aussi un spectacle comique. Dernier épisode en date : la CAF vient d’inventer un concept révolutionnaire , la victoire réversible.

Le Sénégal croyait avoir remporté la CAN 2025. Les joueurs ont célébré, les supporters ont vibré, les drapeaux ont flotté. Puis, comme dans un mauvais film, le générique a changé en cours de route : finalement, non. Match perdu. Mieux encore, défaite 3-0.

À ce stade, il ne manque plus qu’un bouton “annuler” sur les trophées. Ou une option “modifier le score” après validation, comme sur un simple document administratif.

Officiellement, tout est légal, réglementaire, conforme. Officieusement, les mauvaises langues parlent d’influence, de pressions… et de ce vieux classique du football continental : le fameux “bekhchich”. Ce joueur invisible qui ne rate jamais ses passes, surtout lorsqu’il s’agit de faire circuler des décisions plutôt que le ballon.

Dans cette pièce de théâtre, certains noms reviennent avec insistance, notamment celui de  »Fouzi Lekjaa ». Mais attention, rien de prouvé, tout n’est que coïncidence. Une coïncidence persistante, certes, mais une coïncidence quand même… comme ces penalties qui arrivent toujours au bon moment.

Pendant ce temps, au Sénégal, c’est la stupeur. Non pas d’avoir perdu – cela fait partie du sport – mais d’apprendre qu’on peut perdre après avoir gagné. Une innovation qui mérite d’être brevetée.

La CAF, elle, poursuit sa mue. D’instance sportive, elle glisse doucement vers une institution hybride où les matchs se jouent en deux temps : 90 minutes sur le terrain, puis des prolongations en salle de réunion. Et devinez où se décide le résultat final.

Le plus inquiétant dans cette affaire, ce n’est pas la polémique. C’est l’habitude. Car à force de décisions opaques, le doute devient la règle, et la confiance… une exception.

Au fond, cette CAN 2025 restera peut-être dans l’histoire. Non pas pour son niveau de jeu, mais pour avoir démontré que, dans certains cas, le vrai coup de sifflet final ne vient pas de l’arbitre. Mais d’ailleurs..!

  • Par Belkacem

 

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