L’Algérie, de la lutte à la souveraineté

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L’Algérie célèbre, le 5 juillet, le 63e anniversaire de son indépendance, un triomphe arraché après 132 ans de colonisation brutale marquée par l’exploitation, l’expropriation et la déculturation. Réduits au rang de « pauvres indigènes », les Algériens, dépouillés de leurs droits sur la terre de leurs ancêtres, étaient contraints aux « sales besognes » sous le joug du colon, survivant à peine aux famines, maladies et balles qui décimaient leurs rangs. Soixante-trois ans après la guerre de libération victorieuse, ce peuple a repris les rênes de son destin, maître aujourd’hui de son avenir, porté par un héritage de résilience.

Le 3 juillet 1962, Alger vibrait d’une joie indescriptible. De Belcourt à Bab El-Oued, des hauteurs de Télemly à la Casbah, les rues s’emplissaient de cris de « Tahia El Djazaïr ! », résonnant comme une libération après huit ans de maquis et de prisons. Ce mot magique, « indépendance », hissé pour la première fois par les Moudjahidine de l’Armée de libération nationale (ALN) sous l’emblème national, marquait la fin d’un combat acharné contre la quatrième puissance militaire mondiale. Entre les cérémonies improvisées par une population exaltante et les officiers revenus du maquis, l’Algérie posait les bases d’un renouveau.

Malgré les défis initiaux – sabotages de l’OAS, pénurie de moyens matériels, financiers et humains qualifiés – le jeune État a tenu bon. La mobilisation populaire a redémarré les entreprises abandonnées par les colons, les paysans ont repris les terres, et une solidarité internationale a soutenu cette marche vers le développement. Des décennies plus tard, l’Algérie a transformé ces obstacles en succès : deuxième puissance militaire africaine, troisième exportateur mondial de gaz et de pétrole, grand fournisseur d’électricité, de fer, et désormais souveraine en ressources hydriques et céréalières. Ces exploits, réalisés malgré des crises aiguës, témoignent d’une détermination forgée dans l’adversité.

Sur les réseaux sociaux, les Algériens célèbrent cette résilience, saluant un parcours de dignité. Cette indépendance n’est pas qu’un souvenir : elle est un moteur. L’Algérie a capitalisé sur ses acquis – développement économique, social, éducatif – pour consolider sa place dans le concert des nations. Face aux défis globaux, de la sécurité énergétique aux inégalités, elle peut inspirer un avenir où la souveraineté rime avec prospérité, à condition de rester fidèle à l’esprit de 1962.  Riad

 

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