Le constat appelle à une réponse urgente et proportionnée : Pêche destructrice à Mostaganem

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Certains étals des marchés de la ville de Mostaganem offrent ces jours-ci un spectacle alarmant : des sardines immatures, mesurant à peine 5 centimètres, sont vendues à des prix dérisoires (entre 350 et 400 DA le kg). Une pratique illégale qui viole ouvertement le décret exécutif du 20 mars 2000, interdisant la pêche de cette espèce en dessous de la taille réglementaire. Pourtant, malgré la législation, ces captures massives de juvéniles persistent, aggravant la crise écologique des côtes mostaganémoises. En prélevant des sardines avant leur maturité reproductive, certains pêcheurs compromettent la régénération des stocks, déjà fragilisés par la surpêche et le changement climatique. Les experts tirent la sonnette d’alarme : cette pratique accélère le déclin de l’espèce et déséquilibre toute la chaîne alimentaire marine. « Pêcher des juvéniles, c’est scier la branche sur laquelle on est assis », déplore un biologiste marin contacté par nos soins. Parallèlement, le prix de la sardine adulte a atteint des sommets inédits (1 200 à 1 400 DA/kg), la rendant inaccessible pour de nombreuses familles pauvres. « Avant, la sardine était le poisson du peuple. Aujourd’hui, elle devient un luxe », s’indigne un habitant. Cette flambée des prix s’explique par la raréfaction de la ressource, elle-même causée par les méthodes de pêche destructrices. Les contrôles restent insuffisants et les sanctions rarement appliquées.  « Le constat à Mostaganem appelle à une réponse urgente et proportionnée pour concilier activité économique et préservation marine, avant que les dommages ne deviennent irréversibles. » Tayeb Bey Abdelkader

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