
Une nouvelle voix, aussi marginale que médiatique, s’invite dans le débat franco-algérien : celle de, 27 ans, fils de l’ancien président Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au « Monde », le Franco-Américain a déclaré : « Si j’étais au pouvoir, je brûlerais l’ambassade d’Algérie, je n’accorderais plus de visas et j’augmenterais les tarifs de 150 % ». Des propos violents, condamnables juridiquement, qui ravivent les tensions diplomatiques et interrogent sur la porosité des discours extrémistes en politique.
La suggestion d’« incendier l’ambassade d’Algérie » a suscité l’indignation. Juristes et diplomates rappellent que de tels propos pourraient relever de l’incitation à la violence, voire du terrorisme, selon l’article 421-2-5 du code pénal français. L’association France-Algérie a dénoncé une « dérive fascisante », tandis que le Quai d’Orsay, contacté par Jeune Afrique, a refusé de commenter.
Ces outrances ravivent aussi le débat sur l’héritage politique familial. Nicolas Sarkozy, président de 2007 à 2012, reste associé à l’intervention militaire en Libye en 2011 – dont les conséquences chaos sont régulièrement critiquées – et à des prises de position controversées sur le conflit israélo-palestinien. Louis Sarkozy semble vouloir radicaliser cet héritage Louis Sarkozy, mêlant bellicisme et nationalisme économique, dans un contexte où l’extrême droite française instrumentalise les questions migratoires.
Peu connu en France après avoir passé dix-sept ans aux États-Unis, Louis Sarkozy cultive un personnage à l’intersection du conservatisme trumpiste et de la provocation calculée. Sur les réseaux sociaux, il multiplie les clichés armés – fusil Lee-Enfield ou Glock rose gravé au nom de sa compagne – et vante le « nouvel âge d’or » de Donald Trump, dont il partage l’obsession pour le deuxième amendement. Son retour en France, à l’approche des échéances électorales, s’accompagne d’une stratégie de communication agressive, mêlant meetings avec des figures républicaines américaines (Mike Johnson, Jeremy Stine) et déclarations incendiaires. Entre fascination pour les armes à feu et nostalgie d’un ordre colonial fantasmé, Louis Sarkozy incarne une menace sur les dérives possibles du débat public. Riad





























