L’horreur à Gaza

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La bande de Gaza sombre dans une tragédie sans précédent où la famine devient une arme de guerre, orchestrée par l’entité israélienne sous le regard impuissant de la communauté internationale.

Mohamed Abu Mughaisib, coordinateur de Médecins sans frontières à Gaza, a lancé un cri d’alarme dans un message poignant : « Je n’aurais jamais imaginé que ce jour viendrait. » Assiégée, bombardée et sciemment affamée, la population gazaouie, y compris les travailleurs humanitaires et les journalistes, ploie sous une machine destructrice qui vise l’étouffement total de ce peuple.

Les chiffres sont accablants : 71 000 enfants risquent de mourir de faim, 21 d’entre eux succombant en trois jours, tandis que plus de 100 organisations humanitaires, dont l’Unicef, alertent sur une « famine de masse » depuis l’aggravation du blocus imposé en mars. Ce siège empêche l’arrivée de provisions et de fournitures médicales, rendant les ONG impuissantes face aux frappes continues de l’armée israélienne. Baptiste Chapuis d’Unicef décrit un « quotidien infernal » pour les enfants, appelant à une levée immédiate de ce blocus inhumain. Le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme de l’ONU rapporte que plus de 1 000 personnes, dont la majorité près des centres de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), ont été tuées depuis fin mai en cherchant de l’aide.

Cette crise dépasse l’échec humanitaire : les ONG, dans un communiqué cinglant, affirment que « le système humanitaire dirigé par l’ONU n’a pas échoué, il a été empêché de fonctionner. » Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a dénoncé mardi une « horreur sans équivalent dans l’histoire récente », où la malnutrition explose et la famine frappe chaque foyer. Sur les réseaux sociaux, les appels fusent – « arrêtez ce génocide » – mêlés de colère contre l’indifférence mondiale. Cette situation expose une faillite morale collective, où les droits humains sont sacrifiés au nom de calculs géopolitiques.

Face à cette catastrophe, la responsabilité incombe à la communauté internationale de briser ce blocus et d’exiger des comptes. Sans action immédiate, Gaza risque de devenir le symbole d’une humanité qui a renoncé à ses valeurs. L’urgence est totale : lever le siège, protéger les civils, et juger les responsables de cette famine orchestrée, sous peine de laisser une tache indélébile sur notre époque.  Riad

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