L’Algérie se trouve confrontée à une menace aussi sournoise que persistante : le trafic transfrontalier de drogue, une crise qui dépasse les simples enjeux criminels pour devenir une arme de déstabilisation géopolitique.
Au cœur de cette problématique se dresse le Makhzen marocain, pointé du doigt comme le principal foyer de ces flux illicites, avec une stratégie délibérée visant à fragiliser la cohésion sociale et la sécurité nationale algérienne. Cette réalité, amplifiée par la réputation mondiale du Maroc comme premier producteur de cannabis et de résine de hachich, impose une vigilance accrue dans un pays résilient mais sous pression.
Les faits parlent d’eux-mêmes. Les services de sécurité algériens, notamment l’Armée nationale populaire (ANP), recensent régulièrement des saisies impressionnantes : des centaines de quintaux de kif traité interceptés aux frontières, notamment près de Tindouf, Béchar et Tlemcen. Ces opérations, menées avec une détermination exemplaire depuis le début de l’année, mettent en échec des tentatives d’infiltration par des réseaux sophistiqués. Une seule intervention peut confisquer plusieurs quintaux, témoignant de l’ampleur du trafic et de l’intentionnalité derrière ces flux.
L’alarmisme s’intensifie avec l’implication présumée de hauts responsables marocains dans ce trafic. Cette complicité, si elle est confirmée, élève le problème au rang d’une stratégie étatique, où le gain financier cède la place à une volonté de nuire. Le Makhzen, en orchestrant ces opérations, chercherait à détruire la jeuneuse algérienne, sapant la stabilité interne du pays, tout en alimentant des tensions régionales.
La menace s’étend au-delà des frontières ouest. La frontière sud, notamment avec le Mali, voit l’introduction croissante de drogues dures et de psychotropes, substances aux effets dévastateurs sur la jeunesse algérienne. Ce trafic, souvent lié à des réseaux jihadistes ou criminels opérant dans le Sahel, finance potentiellement l’acquisition d’armements. Les saisies récentes près d’In Guezzam, incluant amphétamines et cocaïne, renforcent cette inquiétude.
Face à cette guerre multidimensionnelle, l’ANP et les services de sécurité redoublent d’efforts. Leurs opérations coordonnées, parfois menées sous des températures extrêmes dans le désert, démontrent une résilience nationale face à une adversité orchestrée.
Cette crise est un miroir de Conflits de Voisinage, où la drogue devient une arme géopolitique. L’Algérie, forte de son histoire de résistance, sa bataille contre le trafic n’est pas seulement sécuritaire : elle est un combat pour l’âme d’une nation face à ceux qui veulent la voir plier. Riad






























