Au centre-ville de Mostaganem, et plus précisément devant le siège de l’APC (Assemblée Populaire Communale), des scènes inhabituelles se répètent, révélant un dysfonctionnement dans la gestion de l’espace public. Les larges trottoirs, censés être des passages sécurisés pour les piétons, se transforment en parkings pour voitures, dans une situation qui reflète une indifférence des droits des passants. Bien que ces trottoirs soient suffisamment spacieux pour permettre à de nombreux piétons de circuler confortablement, cette largeur n’a pas empêché leur invasion par des roues métalliques qui s’y installent comme si cela ne posait aucun problème. Cette réalité met clairement en évidence l’absence de contrôle sur le terrain et le manque d’une culture urbaine respectueuse du droit du citoyen à un espace public propre et sécurisé. Le piéton ne se sent plus chez lui sur le trottoir, étant souvent contraint de marcher sur le bord de la route, s’exposant ainsi au danger des véhicules lancés à grande vitesse. Le plus frappant, c’est que ce désordre est devenu si habituel que les citoyens y passent outre, soit par contrainte, soit par indifférence. La triste ironie réside dans le fait que le siège de la mairie, censé incarner l’ordre et la discipline, est devenu le témoin quotidien de ce laisser-aller, soulevant de sérieuses questions sur la volonté réelle des autorités locales à résoudre ces phénomènes, qui ne nécessitent pourtant que l’application stricte de la loi et un minimum de respect envers les piétons, désormais étrangers sur les trottoirs de leur propre ville. Il est grand temps d’agir concrètement pour rétablir l’ordre et préserver la dignité de l’espace public.
Zakaria D.






























