Netanyahu devant la justice : La fin d’une ère ?

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Pour la première fois dans l’histoire de l’entité Israélienne, un Premier ministre en exercice comparaît pour corruption. Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis quinze ans, affronte une tempête judiciaire et morale qui résume les déchirements d’une nation à la croisée des chemins. Entre crise politique, accusations de crimes de guerre et délitement du contrat social, ce procès est bien plus qu’un feuilleton judiciaire : c’est un test pour la démocratie.

Lundi, Benjamin Netanyahu est entré dans l’histoire par la petite porte : celle du tribunal de Tel Aviv. Inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance , le criminel sioniste, Netanyahu , est accusé d’avoir accepté des cadeaux luxueux (cigares, champagne, bijoux) de milliardaires en échange de faveurs politiques, et d’avoir manipulé des médias pour obtenir des articles élogieux. Des faits qualifiés de « trahison de la confiance publique » par le procureur général Avichai Mandelblit.

À 75 ans, « Bibi » clame son innocence, dénonçant un « coup d’État judiciaire » orchestré par des adversaires politiques et des médias « hostiles ». Pourtant, les preuves s’accumulent : enregistrements téléphoniques, témoignages d’hommes d’affaires, et même des selfies compromettants avec l’un de ses bienfaiteurs, le magnat hollywoodien Arnon Milchan.

Ce procès intervient dans un contexte explosif. L’entité Israélienne traverse une crise politique sans précédent : cinq élections en quatre ans, une coalition fragile, et une rue divisée entre partisans et détracteurs de Netanyahu. L’opposition dénonce un système corrompu et une famille régnante – son épouse Sara et son fils Yair – accusée de dilapider l’argent public pour des dépenses somptuaires, jets privés, dîners à 3 000 dollars . « *Netanyahu a transformé l’État en une cour royale », résume le journaliste israélien Raviv Drucker.

Le timing est cruel pour Netanyahu : alors qu’il défend sa légitimité devant les juges, la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur des crimes de guerre présumés lors de l’offensive israélienne à Gaza en 2023 (plus de 45 milles morts palestiniens). Une double pression judiciaire, locale et internationale, qui pourrait sceller son héritage.

Que se passera-t-il si Netanyahu est condamné ? Plusieurs scénarios se dessinent : Une peine de prison (théoriquement jusqu’à 10 ans) le contraindrait à démissionner, une grâce à une majorité parlementaire acquise, il pourrait tenter de réformer la justice pour s’immuniser – une manœuvre déjà esquissée en 2023, ou alors le chaos : Ses partisans menacent de « guerre civile » en cas de condamnation.  Riad 

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