Les deux chambres du Parlement ont entamé une nouvelle étape dans l’examen du projet de loi portant criminalisation de la colonisation française en Algérie. Réunie au siège du Conseil de la nation, la commission paritaire a tenu sa première séance de travail afin d’harmoniser les positions autour des articles encore en discussion.
Cette rencontre a été présidée par le président de la chambre haute, Azouz Nasri, conformément aux dispositions constitutionnelles prévues pour régler les divergences législatives. L’activation de ce mécanisme intervient à la demande du Premier ministre, dans le but d’aboutir à une version consensuelle du texte entre le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale. Lors de son intervention, M. Nasri a souligné l’importance de cette phase dans l’élaboration d’une loi qu’il a qualifiée de hautement symbolique. Selon lui, il s’agit de bâtir un texte solide sur le plan juridique et fidèle aux principes fondamentaux de l’État algérien, tout en lui conférant une portée durable dans le domaine législatif. Le responsable a également rappelé la position constante de l’Algérie concernant la mémoire nationale et la reconnaissance des crimes coloniaux. Évoquant les déclarations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, il a réaffirmé que l’Algérie demeure attachée à la reconnaissance des faits historiques, sans que la mémoire nationale ne fasse l’objet de quelconques compensations matérielles. Dans cette perspective, il a appelé à concevoir un texte pouvant servir de référence, non seulement au niveau national mais aussi à l’échelle africaine, en proposant une approche juridique claire dans le traitement des crimes liés au colonialisme. Les travaux de la réunion ont également permis de mettre en place le bureau de la commission. Nour El Hadj a été désigné président de la commission, tandis que Beghidja Saad occupe la fonction de vice-président. Les missions de rapporteurs ont été confiées à Bousdaria Faiçal et Mohamed Faouzi Bendjaballah. Selon les responsables présents, cette commission devra examiner les points de divergence entre les deux chambres. Au total, treize articles du projet de loi restent concernés par ces désaccords et feront l’objet de discussions afin d’aboutir à une formulation commune avant la poursuite du processus législatif. Par Amina L.






























