À New York, la voix de l’Algérie a de nouveau résonné dans les couloirs feutrés du siège des Nations unies. Samedi, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a rencontré le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dans un contexte international secoué par les crises, les conflits, et les silences diplomatiques.
Cette entrevue, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, n’avait rien d’anodin. Elle est venue rappeler que l’Algérie, forte de son héritage historique et de son engagement constant pour les causes justes, reste un acteur incontournable dans les grands débats planétaires. Non-alignée, mais jamais indifférente. Discrète, mais jamais absente.
Au cœur des discussions : la situation en Palestine, la décolonisation du Sahara occidental, et l’instabilité chronique du Sahel. Trois dossiers que le système onusien peine à résoudre, soit par impuissance structurelle, soit par blocages politiques entretenus par certains membres influents du Conseil de sécurité. Face à cette inertie, l’Algérie persiste à défendre le droit, le dialogue et la légitimité internationale.
La question palestinienne, pilier moral de la diplomatie algérienne, revient avec force dans l’agenda mondial, dans un contexte où les exactions israéliennes atteignent des sommets d’impunité. Quant au Sahara occidental, il demeure le dernier bastion de la décolonisation africaine, que l’ONU ne peut plus se permettre de repousser aux calendes diplomatiques. Sur ces deux fronts, l’Algérie ne transige pas : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est une constante, pas une option.
Et puis, il y a le Sahel. Abandonné, morcelé, infiltré. L’Algérie, par sa position géostratégique et sa doctrine de non-ingérence active, propose des solutions fondées sur la coopération régionale, la prévention des conflits et la sécurité partagée, loin des logiques d’ingérence militaire qui ont semé le chaos ailleurs.
En somme, cette rencontre entre Ahmed Attaf et António Guterres n’était pas une simple formalité diplomatique. Elle traduit un repositionnement affirmé de l’Algérie sur l’échiquier international, à l’heure où les équilibres vacillent, où les voix du Sud global s’organisent, et où le multilatéralisme doit redevenir un véritable levier de justice – et non un décor de façade. Riad






























