Questionné par les élus de l’APN (Assemblée populaire nationale) sur la problématique des retards enregistrés sur certains chantiers routiers, notamment dans la wilaya de Djelfa, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, explique que son secteur n’hésite plus à « résilier les marchés ».
Abdelkader Djellaoui, en mettant en avant la nécessité du respect des délais, notamment pour les programmes destinés à « équilibrer les niveaux de développement entre les régions », ajoute qu’il n’est plus question « d’attendre ou d’accepter les retards ». Par ailleurs, le même responsable, a également annoncé le lancement d’une action, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, pour la mise aux normes des ralentisseurs « anarchiques ». En ce sens, le ministre Abdelkader Djellaoui, en réponse à la question du député Habchi Houssin, relative à l’important retard enregistré par le chantier de réhabilitation de la route reliant les wilayas de Djelfa et d’Ouled Djellal, explique que son secteur a pris une série de mesures concrètes. Le responsable, qui précise que son ministère « multiplie les actions » pour relancer tous les projets à l’arrêt ou en retard, insiste sur le respect des délais. Les mesures en cours, concernent visiblement l’ensemble du pays, et pourront aller jusqu’à la « résiliation » pure et simple des contrats avec les entreprises responsables des travaux. Ainsi, dans le cas du projet évoqué par le député, le ministre des Travaux publics explique qu’il s’agit d’un chantier de « maintenance et de renouvellement du revêtement sur 85 kilomètres ». Un projet pour lequel les autorités avaient consacré une enveloppe de 1,27 milliard de dinars, mais dont la réalisation est presque « à zéro » selon le député, « alors qu’il ne reste que 2 mois sur les 16 mois prévus pour la finalisation du tronçon ». Pour sa part, le ministre Abdelkader Djellaoui, fait savoir que « seuls 11 kilomètres ont été livrés » sur les 85 prévus par le contrat. Une situation jugée inacceptable : « Il n’est pas concevable que nous arrivions à réaliser des projets de plus de 900 kilomètres dans les régions du Sud, alors que les mêmes entreprises n’arrivent pas à livrer des chantiers largement plus modestes ». Le ministre des Travaux publics, annonce dans cette logique : « depuis mon arrivée au ministère deux marchés ont été résiliés » pour ce projet. Les procédures pour « remplacer » les entreprises chargées de l’exécution, seraient déjà en cours.






























