Plusieurs dirigeants du monde arabe et musulman sont attendus ce lundi dans la capitale qatarie à l’occasion d’un sommet arabo-islamique exceptionnel.
Cette réunion vise à condamner les récentes frappes de l‘entité israélienne à Doha et à exprimer une solidarité unanime avec le Qatar, touché pour la première fois directement par le conflit israélo-palestinien. Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a annoncé que le sommet examinera un projet de résolution condamnant l’attaque l‘entité israélienne contre le territoire qatari, survenue mardi dernier. Cette frappe, menée contre un bâtiment à Doha, a coûté la vie à cinq membres du Hamas et à un agent de sécurité qatari, selon des sources officielles.
Le porte-parole du ministère, Majed al-Ansari, a précisé que cette réunion traduit une « large solidarité arabe et islamique avec l’État du Qatar face à l’agression lâche de l’entité israélienne, tout en réaffirmant un « rejet catégorique du terrorisme de l’entité israélienne », selon ses propos rapportés par l’agence de presse QNA.
L’attaque de l‘entité israélienne du 10 septembre à Doha marque une escalade majeure, frappant pour la première fois un pays médiateur du conflit. Le Qatar, aux côtés de l’Égypte et des États-Unis, joue depuis plusieurs mois un rôle diplomatique central dans les efforts de trêve et d’échange de prisonniers entre l‘entité israélienne et le Hamas.
Cette frappe a suscité une vague de condamnations internationales, y compris de la part de certains alliés de l‘entité israélienne dans la région, comme les Émirats arabes unis ou Bahreïn. Pour plusieurs analystes, cet acte constitue une tentative d’intimidation à l’égard du Qatar, et pourrait compromettre les canaux de négociation encore ouverts dans la guerre à Gaza.
Ce sommet, organisé en urgence, vise donc à envoyer un signal politique fort à la communauté internationale, et à réaffirmer le soutien du monde arabo-musulman** non seulement à la cause palestinienne, mais aussi à l’intégrité du Qatar en tant qu’acteur souverain et médiateur reconnu. Les débats devraient également porter sur la situation humanitaire à Gaza, les perspectives d’une trêve durable, et les conditions d’un futur processus politique. Les pays participants entendent par ailleurs renforcer leur coordination diplomatique face à ce qu’ils qualifient de « provocations israéliennes » dans un contexte régional de plus en plus instable.

































