Les tensions entre les États-Unis et la Russie atteignent un nouveau pic, après que le président américain Donald Trump a ordonné vendredi 1er août le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réponse aux déclarations « hautement provocatrices » de Dmitri Medvedev.
Sur Truth Social, Trump a averti que ces propos « insensés et incendiaires » pourraient avoir des conséquences imprévues, une décision qui survient alors que le délai de 10 jours donné à Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine expire le 8 août. Cette mesure, bien que floue sur les lieux et la nature des sous-marins, illustre une stratégie d’intimidation dans un contexte de bras de fer diplomatique.
La polémique découle d’un post de Medvedev sur X le 28 juillet, où il a raillé les ultimatums de Trump, comparant la Russie à des puissances comme Israël ou l’Iran, et avertissant que chaque menace rapproche d’une guerre, non seulement avec l’Ukraine, mais avec les États-Unis eux-mêmes. Ce ton belliqueux, inhabituel pour l’ancien président modéré de 2008-2012, reflète une ligne dure alignée sur celle de Poutine, qui, ce même vendredi, a appelé à une « paix durable » tout en maintenant des conditions inchangées. À Saint-Pétersbourg, face à son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko, Poutine a implicitement rejeté l’impatience de Trump, suggérant que la guerre favorise Moscou.
Cette décision soulève des questions cruciales : Trump cherche-t-il à forcer une négociation ou à provoquer une confrontation ? Les sanctions secondaires envisagées contre les acheteurs de pétrole russe pourraient amplifier la crise économique globale, tout en alimentant les tensions avec des alliés comme la Chine ou l’Inde. L’absence de précisions sur les sous-marins – propulsion nucléaire ou armement atomique – ajoute à l’incertitude, laissant planer une menace diffuse.
L’enjeu est immense : cette escalade pourrait soit pousser Poutine à la table des négociations, soit précipiter une confrontation directe, avec des répercussions mondiales. Trump joue une partie risquée, comptant sur la dissuasion pour imposer sa vision, mais l’histoire montre que les ultimatums mal calibrés peuvent allumer des étincelles imprévues. Dans un monde où les mots et les armes s’entrelacent, l’espoir d’une paix stable repose sur une diplomatie prudente, un défi que ni Washington ni Moscou ne semblent prêts à relever pleinement à ce stade. Riad

































