Transport maritime : La chasse aux indemnités de retard dans les ports

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Agrandissement des ports, nouvelles mesures de dédouanement des voitures, réduction des importations… : l’Algérie mène la chasse aux surestaries (indemnités de retard) qui alourdissent la facture des importations. La congestion des ports algériens ne fait qu’allonger les délais de livraison des marchandises et d’approvisionnement du marché et de l’économie nationale. Elle génère aussi des surestaries qui se répercutent directement sur la facture des importations, et le transfert des devises. De 2012 à 2022, le fret maritime a coûté 38 milliards de dollars à l’Algérie. Une partie de cet argent représente des surtaxes dues à l’immobilisation des navires en rade en attendant leur déchargement. Comme l’Algérie ne comptabilise pas les surestaries comme telles, ces dernières sont parfois incluses dans les factures du fret maritime quand le transport se fait en CFR. Parfois, les surestaries sont incluses en amont dans la facture globale du fournisseur, ce qui permet à l’importateur de la régler sans solliciter une autorisation préalable des autorités. Mais l’Algérie s’acquitte des montants liés aux surestaries, ce qui alourdit la facture d’importation des services dans un contexte de baisse des exportations d’hydrocarbures qui représentent la principale source de devises du pays. L’Algérie a pris plusieurs mesures ces derniers mois pour réduire l’attente des navires dans ses ports commerciaux. La question a nécessité l’intervention des plus hautes autorités du pays. Le président de la République Abdelmadjid Tebboune a exigé au ministre du secteur Saïd Saâyoud, « une approche exhaustive pour une nouvelle stratégie de gestion portuaire ».

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