BHL ne fera pas de prison en Tunisie. Mais cette condamnation restera comme un symbole, celui d’un monde qui n’accepte plus l’arrogance de ceux qui croient pouvoir remodeler les nations à leur guise.
La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme en Tunisie a prononcé, samedi, des peines allant de 4 à 66 ans de prison à l’encontre de 40 personnes accusées dans le cadre de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». Parmi les condamnés figure le français Bernard-Henri Lévy, poursuivi par contumace et condamné à 33 ans de prison. Sa présence dans le dossier a suscité la surprise, les autorités tunisiennes n’ayant à ce stade communiqué aucun détail sur les faits précis qui lui sont reprochés. Selon certains médias français, les poursuites à son encontre seraient liées à des soupçons de soutien à des actions de lobbying en faveur de la reconnaissance d’Israël et à des allégations non vérifiées concernant une implication dans des perturbations de la production de phosphate en Tunisie. Aucune preuve n’a été rendue publique, et aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet par la justice tunisienne.






























