Une guerre sans troupes, ni terrain

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Depuis plusieurs mois, l’affrontement entre l’Iran et l’entité israélienne a pris une tournure inédite, s’éloignant des schémas classiques de guerre. Pas de tranchées, pas de divisions d’infanterie face à face, ni de chars roulant sur un terrain commun : ce conflit se joue dans une arène moderne et invisible, mêlant missiles, drones, cyberattaques et déclarations médiatiques.

Contrairement aux guerres conventionnelles, ce duel régional ne repose pas sur un théâtre d’opérations physique partagé. L’entité israélienne opte pour des frappes aériennes précises, ciblant des positions iraniennes en Syrie ou des infrastructures stratégiques, tandis que l’Iran riposte avec des missiles balistiques et des drones kamikazes. Cette guerre asymétrique, menée à distance, échappe aux règles traditionnelles, offrant une escalade difficile à maîtriser malgré sa discrétion apparente.

Un aspect unique de ce conflit réside dans les annonces publiques précédant les frappes, brisant la logique de surprise militaire. L’entité sioniste diffuse via ses médias des menaces ciblées pour dissuader ou justifier ses actions, tandis que l’Iran, par les Gardiens de la Révolution ou sa télévision d’État, revendique ses attaques – comme la salve de missiles annoncée le 16 juin 2025 contre les « territoires occupés » – et promet des représailles. Cette stratégie vise à rallier les opinions internes, intimider l’adversaire et tester les limites de la communauté internationale.

Les armes phares de ce conflit ne sont pas les blindés, mais les technologies avancées. L’Iran déploie des missiles balistiques longue portée (jusqu’à 2 000 km) et des drones Shahed, également utilisés par les Houthis, tandis que l’entité israélienne contre-attaque avec des cyberopérations ciblant les centrales nucléaires et réseaux iraniens. Guerre électronique, brouillage, espionnage numérique et sabotage redéfinissent cet affrontement hybride, où l’ennemi reste souvent hors de vue, mais ses impacts sont tangibles.

Cette guerre sans front traditionnel illustre une nouvelle ère de conflits, où la technologie et la communication dominent. Sur les réseaux sociaux, les avis s’entrechoquent : certains y voient une prouesse stratégique, d’autres un danger incontrôlable.  Riad

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