Visite de Rachida Dati au Sahara occidental : Une violation du droit international

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Classé « territoire non autonome » par l’ONU, le Sahara occidental, riche en ressources et stratégiquement situé entre l’Atlantique, le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie, cristallise depuis cinq décennies les rivalités régionales. Alger, réitère son appel au strict respect du droit international, tandis que Rabat défend son projet d’autonomie sous sa souveraineté. La visite de Rachida Dati  est contradictoire  avec les résolutions des Nations unies.

Le ministère algérien des Affaires étrangères a fermement condamné, mardi 18 février, la visite de la ministre française de la Culture, Rachida Dati, au Sahara occidental, qualifiant cet acte de « particulièrement grave » et « condamnable à plusieurs égards ». Ce territoire, ancienne colonie espagnole au statut contesté, fait l’objet d’un conflit prolongé entre le Maroc, et le Front Polisario, qui exige l’application du droit à l’autodétermination. 

La visite de Rachida Dati, à Laâyoune pour inaugurer un centre culturel français, a été décrite par la ministre comme « historique », reprenant ainsi la terminologie marocaine désignant ce territoire. Cette démarche intervient après le soutien public du président français Emmanuel Macron, en juillet 2023, au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental, marquant un revirement par rapport à la position traditionnelle de Paris, alignée sur le processus onusien de décolonisation. Ce changement avait déjà provoqué des tensions diplomatiques avec Alger. 

Dans un communiqué officiel, l’Algérie a accusé la France de « mépris insigne envers la légalité internationale », soulignant qu’un membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU se positionnait ainsi en contradiction avec les résolutions des Nations unies. Le texte dénonce une « consolidation du fait accompli marocain » dans un territoire où « le processus de décolonisation reste inachevé » et où le référendum d’autodétermination, prévu par la Mission des Nations unies (MINURSO) en 1991, n’a jamais été organisé. 

Le ministère algérien a également fustigé une « ancienne puissance coloniale [la France] en soutien à une nouvelle [le Maroc] », estimant que cette posture « isole Paris des efforts internationaux pour une résolution pacifique et légale du conflit ». En octobre 2023, une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée par 12 des 15 membres, avait réaffirmé la nécessité d’une solution « réaliste et mutuellement acceptable ». Riad 

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