DRAME ROUTIER DE BENI ABBÈS : Le ministre de l’Intérieur ordonne une enquête approfondie

0
133

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Saâyoud, a instruit l’ouverture d’une enquête approfondie sur les circonstances de l’accident de la route survenu à Béni Abbès, qui a fait 14 morts et 34 blessés.

Accompagné du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, M. Saâyoud s’est rendu sur les lieux du drame afin de constater les premiers éléments liés à l’incident. Il a insisté sur la nécessité de déterminer les causes exactes de l’accident. Le ministre a également visité l’établissement hospitalier de Tabelbala, où il s’est enquis de l’état de santé des blessés. Il a appelé à leur prise en charge médicale optimale, tout en mobilisant l’ensemble des moyens nécessaires pour garantir leur prise en charge et leurs soins dans les meilleures conditions.  Pour rappel, la route nationale (RN 50), au niveau de la commune de Tabalbala, dans la wilaya de Béni Abbès, a été, le théâtre d’une nouvelle tragédie routière qui endeuille le pays. En effet, un bus de transport de voyageurs, assurant la liaison entre Tindouf et Béchar, s’est renversé, laissant derrière lui un bilan provisoire et effroyable de 14 personnes décédées et 34 autres blessées, a indiqué la protection civile. L’accident a immédiatement mobilisé les services de secours, avec l’envoi d’ambulances et de renforts depuis la wilaya voisine de Béchar. Les victimes les plus gravement atteintes ont été héliportées vers l’hôpital d’El Abadla. Certaines sources évoquent un dérapage possiblement lié à une manœuvre d’évitement d’un poids lourd mais officiellement une enquête a été ouverte par les autorités compétentes afin de déterminer les causes exactes de ce drame. Ce nouveau drame d’une gravité exceptionnelle, vient malheureusement s’inscrire dans une chronique de l’horreur routière qui ne cesse de s’allonger en Algérie. L’année 2025, loin d’apporter l’accalmie espérée, a confirmé la tendance funeste qui a fait des routes une zone de danger permanent. Les chiffres cumulés depuis le début de l’année sont accablants. Durant les huit premiers mois de 2025, le bilan national avait dépassé les 2600 décès. La période estivale, en particulier, a été synonyme de bain de sang, avec un pic durant le mois d’août qui a coûté la vie à 212 personnes. La Protection civile, dans ses bilans hebdomadaires autour de ce début décembre, continue de déplorer des chiffres quotidiens et hebdomadaires très lourds, illustrant une catastrophe continue. L’onde de choc de Béni Abbès fait douloureusement écho à de précédentes tragédies dont celle d’El Harrach, à Alger, survenu le 15 août dernier, où la chute d’un bus vétuste et surchargé dans l’Oued El-Harrach avait fait 18 morts et 25 blessés. Cet accident, révélateur des lacunes dans le contrôle technique et la vétusté du parc de transport public, avait contraint le président de la République à prendre des mesures d’urgence pour le retrait des véhicules de plus de 30 ans.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici