La ville d’Oran, joyau de la côte ouest algérienne, vient de se hisser à la « septième place » du prestigieux classement annuel du « New York Times » des 52 meilleures destinations touristiques mondiales pour 2026.
Une distinction de portée internationale qui consacre la métamorphose spectaculaire d’El Bahia et confirme son retour en force sur la carte du tourisme mondial.
Cette reconnaissance n’est pas le fruit du hasard. Elle reflète une dynamique profonde, portée par une ville qui conjugue avec brio patrimoine historique millénaire, effervescence culturelle et modernité assumée. Oran séduit aujourd’hui par son identité plurielle, son art de vivre méditerranéen et son énergie créative, attirant des voyageurs en quête d’authenticité et de renouveau.
Surnommée à juste titre « la porte de l’Ouest », Oran est une ville portuaire façonnée par les siècles et les civilisations. Arabes, Andalous, Ottomans, Espagnols et Français y ont laissé leurs empreintes, visibles dans l’architecture, l’urbanisme et les traditions populaires. Des forteresses surplombant la mer, à l’imposant fort de Santa Cruz, en passant par les palais, les places historiques et les ruelles animées, Oran raconte une histoire dense et fascinante.
Le « New York Times » met particulièrement en avant le « Théâtre régional d’Oran », véritable joyau architectural centenaire, récemment restauré avec soin. Symbole du renouveau culturel de la ville, il propose aujourd’hui une programmation éclectique mêlant théâtre, musique, danse et créations contemporaines, renouant ainsi avec son rôle historique de phare culturel.
Un passé riche, une énergie nouvelle et audacieuse : « Pendant que l’Algérie s’affirme comme une destination touristique émergente, Oran, ville portuaire méditerranéenne à l’atmosphère décontractée, connaît un renouveau culturel qui mêle son riche passé à une énergie nouvelle et audacieuse », souligne le quotidien américain dans sa présentation d’El Bahia.
Berceau du « raï », ce genre musical populaire né dans les années 1920 et devenu universel, Oran retrouve aujourd’hui son statut de « capitale de la créativité, de la fête et de la vie nocturne ». Cafés culturels, scènes musicales alternatives, espaces artistiques et événements en plein air redonnent à la ville son effervescence légendaire.
Parmi les atouts majeurs salués par le « New York Times, figure le « front de mer oranais », entièrement réaménagé. La corniche est devenue un espace vivant et convivial, mêlant promenades, cafés, galeries d’art, concerts et lieux de détente face à la Méditerranée. De jour comme de nuit, elle incarne cette nouvelle Oran ouverte, festive et cosmopolite.
La ville accueille également chaque année le Festival national du raï, rendez-vous incontournable qui attire artistes, DJ et amateurs de musique du monde entier, confirmant son rayonnement culturel international.
Oran se distingue aussi par sa jeunesse dynamique, moteur d’une réinvention permanente. Start-up culturelles, initiatives citoyennes, projets urbains et créations artistiques témoignent d’une ville qui avance, sans renier son âme. Ce subtil équilibre entre tradition et modernité fait d’Oran une destination singulière, prisée par les voyageurs en quête d’expériences nouvelles et sincères.
Le classement du « New York Times », qui place Oran devant plusieurs grandes capitales européennes, marque un tournant symbolique. Il confirme l’émergence d’Oran comme « pôle touristique majeur en Afrique du Nord » et vitrine d’une Algérie en pleine redécouverte.
Cette consécration internationale s’inscrit dans un contexte plus large de renouveau touristique en Algérie, marqué par une hausse notable du nombre de visiteurs et une attention croissante portée à la valorisation du patrimoine, des paysages et de la culture nationale.
Avec sa mer, son histoire, sa musique et son énergie vibrante, Oran incarne une Algérie à la fois fidèle à son passé et résolument tournée vers l’avenir. Plus qu’une destination, El Bahia s’affirme désormais comme une expérience à part entière, promise à un avenir touristique des plus prometteurs.
Par Belkacem






























