ENSEIGNANTS-CHERCHEURS ET DOCTORANTS : Adoption d’un nouveau dispositif de stages à l’étranger

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Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a mis en place un nouveau cadre régissant les stages de perfectionnement et les résidences scientifiques à l’étranger pour les enseignants-chercheurs et les doctorants, a indiqué un communiqué officiel.

Le décret n°345 du 9 mars 2026 définit les nouvelles modalités d’accès aux programmes de mobilité scientifique et de perfectionnement, avec une priorité accordée aux domaines d’excellence nécessitant l’usage d’équipements scientifiques lourds ou de technologies de pointe indisponibles en Algérie. Selon le texte, ces séjours peuvent s’inscrire dans le cadre de travaux d’expertise, d’expérimentations scientifiques, de prélèvements d’échantillons ou d’accords internationaux liés aux formations conjointes et projets de recherche avancés. Certaines disciplines, notamment dans les sciences humaines et sociales innovantes, bénéficieront également de programmes visant à combler les lacunes nationales et à renforcer les compétences linguistiques. Le dispositif met un accent particulier sur l’enseignement et la recherche en anglais, avec des stages privilégiant les pays anglophones ou les formations dispensées en anglais. L’objectif est de permettre aux chercheurs algériens de renforcer leur maîtrise de cette langue, devenue incontournable dans la production scientifique internationale, et de se familiariser avec les standards internationaux de recherche et de gouvernance scientifique. Le décret prévoit une répartition précise des quotas : 90 % des places sont destinées aux stages de perfectionnement, dont 80 % aux enseignants-chercheurs et chercheurs permanents, 10 % au personnel administratif et technique, et 10 % aux résidences scientifiques de courte durée, aux conférences internationales et aux doctorants inscrits dans des formations internationales conjointes. Chaque établissement universitaire devra élaborer un plan annuel de mobilité internationale, en fonction de ses besoins et priorités scientifiques. Les candidatures seront ouvertes via une plateforme numérique dédiée et évaluées selon des critères de transparence et de compétitivité par des conseils scientifiques et des commissions spécialisées. Le ministère précise que cette réforme vise à renforcer la formation dans les domaines prioritaires, encourager la publication dans des revues internationales et améliorer la visibilité scientifique internationale des universités et centres de recherche algériens.  Par Amina L.

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