AFFAIRE DE LA FAF : le procès des anciens présidents fixé au 25 août

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Le pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed a décidé de reporter au 25 août l’ouverture du procès relatif à l’affaire de corruption présumée ayant éclaboussé la Fédération algérienne de football (FAF). Sont notamment concernés les anciens présidents de l’instance fédérale, Kheïreddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, aux côtés de plusieurs anciens responsables et cadres de la fédération, dont certains sont placés en détention provisoire.

La décision a été prise par la présidente de la deuxième section du pôle, à la suite d’une demande formulée par les avocats de la défense, qui ont sollicité un renvoi afin de disposer d’un délai supplémentaire pour consulter l’ensemble des pièces du dossier. Avant le report de l’affaire, la juridiction a procédé à l’appel des prévenus, des témoins et des parties civiles, tandis que les accusés détenus ont été introduits dans la salle d’audience. Outre les trois anciens présidents de la FAF, comparaîtront également les anciens secrétaires généraux Mohamed S. et Mounir D., l’ex-directeur de l’administration générale Abdelghani N., ainsi que plusieurs anciens membres du bureau fédéral et autres responsables. Selon le dossier de poursuites, l’affaire porte sur les conditions de passation de plusieurs contrats et marchés conclus au sein de la Fédération algérienne de football. Ces opérations auraient été réalisées en dehors des procédures légales et réglementaires en vigueur, dans le but d’accorder des avantages indus à des tiers, entraînant un détournement de fonds publics relevant de la fédération et du Trésor public. Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions prévues par la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, notamment l’abus de fonction, le détournement intentionnel de deniers publics, la conclusion de marchés en violation de la législation et de la réglementation afin d’octroyer des avantages injustifiés, l’obtention d’avantages indus à l’occasion de la passation de marchés avec l’État ou des organismes publics, ainsi que le blanchiment d’argent.Par Amina L.

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