L’Algérie accueille le pape Léon XIV du 13 au 15 avril 2026 : Des messages de paix et de tolérance

0
39

Par Dr Abderrahmane Mebtoul

Professeur des universités, expert international

Selon le bulletin de presse du Vatican, n°208, publié le lundi 16 mars 2026, le pape Léon XIV visitera quatre pays d’Afrique, l’Algérie du 13 au 15 avril 2026, le Cameroun du 15 au 18 avril, l’Angola du 18 au 21 avril et en Guinée Equatoriale du 21 au 23 avril 2026 et ce afin de « poursuivre le dialogue et tisser des liens entre les mondes chrétiens , musulmans et les  autres religions. Le paysage religieux africain est dominé par le christianisme (environ 56 %) et l’islam (environ 34 %), avec une  présence des religions traditionnelles, une petite proportion de la population (environ 4 %) se définissant  comme athée, agnostique ou sans religion.

1.- Pour le premier itinéraire, l’Algérie,  où le nombre de chrétiens est estimé approximativement à, O,21% de chrétiens  et 97,9% de musulmans, le lundi 13 avril 2026, 10h00,  il est prévu son arrivée à l’Aéroport International d’Alger “Houari Boumédiène”  avec une  cérémonie de bienvenue à    10h45, il  visitera du monument aux martyrs Maqam Echahid ;  à  11h15, il est prévu une visite de courtoisie au président de la République au Palais présidentiel ; à 12h00, il  rencontrera, la société civile et le corps diplomatique au Centre de Conférences “Djamaa el Djazair” ;  à 16h15, il se rendra à la Grande Mosquée d’Alger et  à  17h40, il rencontrera avec la communauté algérienne dans la Basilique Notre-Dame d’Afrique Pour le mardi 14 avril 2026,  à 12h00,  il visitera le site archéologique d’Hippone , à  12h35,  la maison d’accueil pour personnes âgées des Petites Sœurs des pauvres et à 16h30 il  fera  une  Messe dans la Basilique Saint-Augustin puis il quittera l’Algérie le mercredi 15 avril pour se rendre ensuite au Cameroun. Il est utile à la veille de ce voyage du pape en Algérie  de signaler deux importantes personnalités viennent de s’exprimer sur la visite du pape  en Algérie sur  un sujet sensible concernant  les relations algéro-  françaises qui connaissent une timide réconciliation après la visite du ministre de l’intérieur français. La  première intervention officielle est  celle  de Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, en mettant en relief  d’bord que l’Algérie  est un Etat  souverain dans ses décisions,  s’exprimant sur le cas de Christophe Gleizes,   son souhait de le voir libéré,  évoquant  la demande de grâce introduite par sa mère et sa grand-mère auprès du président de la République ;  la seconde est celle de  Mme Ségolène Royal pour qui en ces temps de tensions regrettables pour l’équilibre du monde et pour la paix, entre les dirigeants français et Alger, la visite du pape en Algérie rappelle qu’au-delà de la foi, l’histoire et la culture sont des instruments de dialogue puissants et la visite du pape peut être un levier de réconciliation entre l’Algérie et la France. Le président Macron a été  reçu le 10 avril 2026  au Vatican pour la première fois par le pape Léon XIV  près d’un an après l’élection du premier pape américain et en pleine guerre au Moyen-Orient, pour laquelle ils prônent tous deux une solution diplomatique : est ce une coïncidence  avec la  visite du pape en en relation avec   le cas de Christophe Gleizes ? :En tout cas  beaucoup de spéculations

  2.-Lors de ces visites tant en Algérie que les trois autres pays   en ces moments de hautes tensions au Moyen Orient berceau des religions,  le Pape Léon XIV  certainement   l’histoire de l’Afrique marquée  par  la colonisation qui a profondément bouleversé le continent  par une exploitation violente  et une  destruction des sociétés locales mais également un message d’espoir  pour  l’avenir , favoriser un développement partagé tant intra africain qu’avec le reste du monde .Il    lancera  un appel aux  représentants de la société civile,  des gouvernements et des organisations internationales en faveur d’un engagement renouvelé de coopération régionale et de solidarité face aux nouveaux défis, notamment  du changement climatique, des disparités socio-économiques et la sécurité tant régionale que mondiale. Face à un monde qui connaît un bouleversement sans précédent, super-médiatisé, contrairement aux discours extrémistes haineux, le conflit actuel au Moyen-Orient n’est pas une confrontation entre la vision judéo-chrétienne et celle arabo-musulmane du monde. L’histoire millénaire a montré que la symbiose des apports du monde musulman et de l’Occident – Islam, Judaïsme et Christianisme et toutes les autres religions comme le Bouddhisme, pour ne citer que ces grandes religions ont favorisé le dialogue des cultures à travers la tolérance. Comme je l’ai souvent rappelé, dans plusieurs contributions nationales et internationales depuis plus de trois  décennies, point de vue partagé par bon nombre d’amis de toutes les tendances, épris de paix et de tolérance, musulmans, chrétiens, juifs et non croyants , nous devons combattre le racisme et l’intolérance sous  toutes ses formes , chaque pays devant concilier son authenticité et la modernité . Au  moment  où ce sont les rapports de force qui tendent à façonner les relations internationales s’impose le dialogue productif , devant  accepter les différences  et valoriser la diversité comme une richesse, plutôt que de chercher l’homogénéisation  évitant les confrontations pendant durant des siècles,  que  parce que les extrémismes ont prévalu dans un environnement fait de suspicion et d’exclusion. Or, connaître l’Autre, c’est aller vers lui, c’est le comprendre, mieux le connaître et ce afin de favoriser le dialogue des religions et des civilisations. Il s’agit là de l’unique voie que doivent emprunter les dirigeants de ce monde afin de transcender leurs différends afin de trouver les raisons de vivre harmonieusement ensemble et de construire, toujours ensemble, le monde de demain. Et c’est dans ce cadre que s’inscrit la visite du pape Léon XIV en Afrique.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici