Netanyahu à Abou Dhabi : La trahison des Émirats dévoilée au grand jour

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L’annonce par le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’une visite secrète aux Émirats arabes unis, au plus fort de la guerre avec l’Iran, remet en lumière les liens étroits unissant Tel Aviv et Abou Dhabi. Une coopération qui s’étend bien au-delà des Accords d’Abraham et touche directement les théâtres de Gaza, de la Syrie et la confrontation régionale avec Téhéran.

Selon un communiqué publié mercredi soir par le bureau de Netanyahu, le Premier ministre israélien a rencontré en secret le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan (MBZ). La rencontre aurait eu lieu à Al-Ain, oasis proche de la frontière omanaise, le 26 mars dernier, pendant l’opération « Roaring Lion » contre l’Iran. L’entité sioniste y voit un « percée historique» dans les relations bilatérales. Les Émirats ont immédiatement démenti toute visite secrète. Le ministère des Affaires étrangères émirati a qualifié ces informations de « sans fondement », insistant sur le fait que les relations avec l’entité sioniste restent « transparentes » et s’inscrivent dans le cadre officiel des Accords d’Abraham de 2020. Ce démenti illustre la délicatesse de la position d’Abou Dhabi, soucieuse de préserver son image au sein du monde arabe tout en renforçant sa coopération sécuritaire avec l’entité sioniste. Cette révélation intervient dans un contexte de tensions extrêmes. Durant le conflit avec l’Iran, les Émirats ont été la cible de tirs de représailles iraniens. L’entité sioniste a déployé des batteries de Dôme de Fer et du personnel militaire aux Émirats pour renforcer leur défense aérienne, marquant un niveau inédit de coopération militaire entre les deux entités. Pour de nombreux analystes, cette alliance tacite dépasse la simple normalisation diplomatique. Elle traduit une convergence d’intérêts stratégiques face à l’Iran : containment de son influence nucléaire et balistique, lutte contre les proxies iraniens (Hezbollah, Houthis, milices en Irak et Syrie) et dislocation de la région selon une vision partagée par Tel Aviv et Abou Dhabi. Pour Benjamin Netanyahu, cette annonce – même contestée – constitue une victoire politique intérieure. Elle démontre que, malgré les critiques internationales, l’entité sioniste n’est plus isolée et dispose de partenaires arabes puissants prêts à agir conjointement contre les menaces existentielles. Des sources proches des deux entités indiquent que des discussions de haut niveau se poursuivent, loin des projecteurs, pour consolider cette coopération face aux incertitudes régionales persistantes.  Par Charef S.

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