La Cour d’Alger a décidé de reporter au 19 mai courant le prononcé du verdict dans l’affaire de corruption impliquant 25 accusés poursuivis dans le dossier du groupe public des industries métallurgiques, sidérurgiques et ferreuses « Imetal » ainsi que plusieurs de ses filiales.
Cette décision a été annoncée lors d’une audience publique tenue par la dixième chambre correctionnelle, au cours de laquelle il a été indiqué que les délibérations se poursuivront jusqu’à la date fixée pour le prononcé des jugements. Lors des réquisitions prononcées le 21 avril dernier, le ministère public avait requis des peines allant de 5 à 10 ans de prison ferme à l’encontre des accusés, assorties de la confiscation de l’ensemble des biens saisis dans le cadre de l’enquête. La peine la plus lourde, soit 10 ans de prison ferme, a été requise contre l’ancien président-directeur général du groupe « Sider », désigné principal accusé dans cette affaire. Huit années de prison ferme ont également été requises à l’encontre du directeur général adjoint de l’administration au complexe sidérurgique d’El Hadjar. Des peines comprises entre 5 et 8 ans de prison ferme ont par ailleurs été requises contre les autres prévenus, dont plusieurs cadres et responsables d’établissements publics, impliqués dans ce dossier. Le parquet a également demandé une amende de 8 millions de dinars algériens à l’encontre des personnes morales concernées, représentées par les sociétés mises en cause. Les accusés sont poursuivis pour des faits de corruption, notamment l’octroi d’indus avantages lors de la passation de marchés publics, le blanchiment d’argent et de produits criminels, le détournement de fonds publics ainsi que l’abus de fonction. Par Amina L.




























