Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’Hamed a fixé au 2 septembre prochain l’ouverture du procès dans une importante affaire de blanchiment d’argent et de fraude fiscale impliquant plus d’une vingtaine de prévenus, dont douze détenus. L’enquête a permis la saisie de biens immobiliers, de fonds placés dans des comptes bancaires ainsi que de métaux précieux, pour un montant dépassant les 543 milliards de centimes.
Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’Hamed a fixé au mercredi 2 septembre prochain l’examen d’un important dossier de blanchiment d’argent lié à ce qui est communément appelé l’affaire des « barons du tabac ». Une société privée spécialisée dans le commerce du tabac ainsi que plusieurs personnes sont poursuivies dans cette affaire, à l’issue d’investigations ayant permis de mettre au jour un vaste mécanisme de blanchiment de revenus issus de pratiques commerciales suspectes et de fraude fiscale. Le juge de la troisième chambre du pôle pénal économique et financier a annoncé le report du procès des prévenus dans cette affaire de « blanchiment d’argent provenant des revenus du tabac ». Le report est intervenu à la demande de la défense, alors que le juge chargé de l’audience est absent en raison des vacances judiciaires. Plus de vingt prévenus sont poursuivis dans cette affaire, dont douze se trouvent en détention à l’établissement pénitentiaire de Koléa. Selon les éléments du dossier, les mis en cause auraient constitué un réseau criminel actif dans le blanchiment d’argent et la dissimulation de revenus criminels issus de pratiques commerciales suspectes dans le secteur du commerce du tabac. Les investigations ont notamment porté sur la société « Nour Khan Tabac », appartenant à « B.D.K. », originaire de la commune d’Aïn M’lila, dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, ainsi que sur plusieurs autres prévenus. Selon les éléments de l’enquête, le propriétaire de cette société aurait utilisé les registres de commerce de personnes avec lesquelles il n’entretenait aucune relation commerciale, en contrepartie du versement de sommes d’argent à ces dernières. Ce procédé aurait permis de justifier l’origine de fonds considérés comme illicites, déposés dans différents établissements bancaires afin de dissimuler leur provenance. Les fonds concernés seraient notamment issus de la fraude fiscale et d’opérations de blanchiment d’argent, causant ainsi d’importantes pertes au Trésor public. Dans le détail, le dossier a été instruit par le juge d’instruction de la huitième chambre du pôle pénal économique et financier, le 28 avril 2024. L’enquête préliminaire a permis d’établir la saisie de biens immobiliers, de biens mobiliers, de fonds déposés dans des comptes bancaires ainsi que de métaux précieux appartenant aux prévenus. La valeur globale de ces biens et avoirs dépasse 543 milliards de centimes, soit plus de 5,43 milliards de dinars. Les prévenus ainsi que la société privée de tabac comparaîtront devant la troisième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’Hamed, le mercredi 2 septembre prochain. Ils sont poursuivis pour des faits de blanchiment d’argent et de revenus criminels et leur dissimulation dans le cadre d’un groupe criminel organisé, ainsi que pour des délits de fraude fiscale et d’exercice d’activités commerciales frauduleuses au moyen de factures fictives et falsifiées. Par Amina L




























