Le géant chinois de la sidérurgie China Baowu Steel Group passe à l’étape supérieure dans le dossier de relance du complexe d’El-Hadjar. Le groupe s’est engagé à remettre, avant la fin septembre prochain, le concept technologique final du projet, un projet de mémorandum d’entente ainsi qu’une feuille de route détaillée. Un engagement qui pourrait marquer un tournant dans le dossier de ce fleuron de l’industrie sidérurgique nationale.
Longtemps confronté à des difficultés techniques et industrielles, le complexe d’El-Hadjar pourrait ainsi connaître une nouvelle dynamique. Les discussions engagées avec le groupe chinois commencent à prendre une dimension concrète, avec désormais un calendrier et des livrables clairement identifiés. Le nouvel engagement de China Baowu intervient à l’issue d’une réunion présidée hier par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, avec une délégation du groupe chinois, comprenant plusieurs responsables de ses filiales et succursales, ainsi que des représentants de China Road & Bridge Corporation (CRBC) en Algérie. Le directeur général de la Société nationale de sidérurgie (SNS), des représentants du groupe industriel Sider et ceux d’Algerian Steel ont également pris part à cette rencontre. La présence de l’ensemble de ces acteurs traduit la volonté des pouvoirs publics de traiter la relance d’El-Hadjar dans une approche couvrant toute la chaîne sidérurgique. Après les premières consultations, le groupe chinois est appelé à présenter une feuille de route permettant de passer de l’évaluation du complexe à la définition précise des investissements, des technologies et des priorités industrielles. Le choix de China Baowu n’est pas anodin. Le groupe figure parmi les acteurs majeurs de la sidérurgie mondiale et dispose d’une expertise dans les technologies modernes de production, la numérisation des processus industriels, la réduction directe du minerai de fer ainsi que la production de fer préréduit (DRI) et de fer briqueté à chaud (HBI). Les discussions portent également sur la possibilité de développer une sidérurgie moins carbonée, notamment à travers le recours à l’hydrogène vert. L’objectif est de tirer profit des ressources minières et énergétiques de l’Algérie ainsi que de son potentiel en énergies renouvelables pour développer une production d’acier plus compétitive et moins dépendante des importations. La fin septembre constituera la première échéance majeure du processus. China Baowu devra alors présenter le concept technologique final, le projet de mémorandum d’entente et une feuille de route précisant les modalités de mise en œuvre du partenariat. Cette étape intervient après une première réunion tenue lundi dernier au ministère de l’Industrie. Un programme de travail avait alors été arrêté, comprenant des réunions techniques, des visites de terrain, notamment au complexe d’El-Hadjar, ainsi que des rencontres avec les différents ministères, agences et institutions concernés. Les secteurs minier et énergétique seront particulièrement impliqués dans cette démarche, en raison de leur rôle dans l’approvisionnement en minerai, l’énergie et les infrastructures nécessaires au développement de la filière sidérurgique. Au-delà de la réhabilitation des installations, l’ambition affichée est de repositionner El-Hadjar dans une chaîne sidérurgique nationale plus intégrée. Modernisation des équipements, amélioration des performances, développement de produits à plus forte valeur ajoutée et renforcement de l’intégration locale figurent parmi les principaux objectifs. La Société nationale de sidérurgie (SNS) doit, à ce titre, jouer un rôle central dans la valorisation des actifs et la mise en œuvre de cette nouvelle orientation. Amina L




























