ALLOCATION TOURISTIQUE : Des peines allant jusqu’à 6 ans requises contre 22 prévenus

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Le procureur de la République près le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a requis, à Alger, des peines allant de deux à six ans de prison ferme à l’encontre de 22 prévenus poursuivis dans une affaire liée à la manipulation de l’allocation touristique de 750 euros. Des amendes de 500 000 DA ont également été requises à l’encontre des prévenus, selon les réquisitions présentées lors de l’audience. Les mis en cause sont poursuivis notamment pour constitution d’une association criminelle en vue d’obtenir illégalement l’allocation touristique, ainsi que pour infraction à la législation et à la réglementation relatives aux changes et aux mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a expliqué que l’enquête avait permis de mettre au jour un système frauduleux reposant sur le recrutement de personnes chargées de bénéficier de l’allocation avant de revendre les devises obtenues sur le marché parallèle. Selon les éléments présentés lors de l’audience, certains bénéficiaires étaient acheminés vers la Tunisie par les postes-frontières d’Oum Tboul ou d’El Ayoun afin de faire tamponner leurs passeports, avant de regagner rapidement le territoire national sans respecter la durée légale de séjour de sept jours. Ils étaient ensuite reconduits à la frontière pour accomplir les formalités nécessaires à l’obtention de l’allocation. Dans certains cas, l’allocation aurait été obtenue sans que les bénéficiaires quittent effectivement le territoire national. L’enquête a également révélé que certains membres du réseau percevaient des sommes comprises entre 20 000 et 30 000 DA pour chaque passeport. Le principal organisateur présumé, originaire de la commune de Haddada, dans la wilaya de Souk Ahras, aurait, pour sa part, perçu entre 15 000 et 30 000 DA par passeport pour les opérations liées aux cachets et aux formalités. D’autres membres du réseau étaient chargés de recruter les bénéficiaires et de les transporter vers les personnes impliquées dans la conversion des devises sur le marché parallèle. Le procureur de la République a estimé que ces pratiques, qui se sont multipliées à travers le territoire national, constituent un préjudice pour l’économie nationale et entraînent une importante perte pour le Trésor public. Plusieurs prévenus ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, tandis que d’autres les ont contestés lors de l’audience. Kamel

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