Élection au (CPS) de l’UA : l’Algérie en pole position face au Maroc

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Alors que les médias marocains ont annoncé « l’échec » de l’Algérie dans sa candidature pour un siège au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), une version démentie par l’agence de presse algérienne (APS), qui affirme au contraire que l’Algérie dispose de « grandes chances d’obtenir » le siège lors du vote reporté à mars 2024.

Lors des sept tours de scrutin organisés en marge de la réunion du Conseil exécutif de l’UA, l’Algérie a dominé le Maroc avec un écart significatif. Selon l’APS, Alger a recueilli 30 voix à chaque tour, sur les 33 nécessaires  (soit deux tiers des États membres), contre 17 voix seulement  pour Rabat au sixième tour. Un score insuffisant pour le Maroc, qui a été éliminé dès le premier round. La Libye, troisième candidate, n’a pas non plus réussi à peser dans la course.

Faute de majorité qualifiée atteinte par l’Algérie, la Commission de l’UA a reporté l’élection au mois de mars. L’APS dénonce une campagne de désinformation marocaine visant à masquer la candidature du royaume et son revers électoral. Selon  l’APS, Rabat évite soigneusement d’évoquer sa participation à cette compétition, préférant occulter sa défaite face à Alger.

Ce siège, réservé à la région Afrique du Nord pour le mandat 2025-2027 , cristallise les tensions diplomatiques entre les deux voisins. Si l’Algérie parvient à confirmer son avance en mars, elle renforcerait son influence au sein de l’UA, tandis que le Maroc, malgré ses efforts de lobbying, semble devoir revoir sa stratégie.

Derrière les déclarations triomphalistes des médias marocains se cache une réalité moins glorieuse : le royaume, éliminé dès les premiers tours, peine à rivaliser avec l’Algérie sur la scène continentale. Ce scrutin illustre les limites de la diplomatie marocaine en Afrique, face à une Algérie qui mobilise efficacement ses alliances.

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