Le Premier ministre, Nadir Larbaoui, a présidé dimanche au Palais du Gouvernement une session du Conseil des participations de l’État (CPE), axée sur la gestion stratégique des biens saisis dans le cadre des enquêtes anti-corruption. Cette réunion s’inscrit dans la continuité des efforts visant à réaffecter ces actifs au profit d’institutions publiques, conformément aux directives du président de la République.
L’ordre du jour a porté sur le « transfert onéreux » de biens mobiliers et immobiliers confisqués par décisions de justice définitives. Ces actifs, issus de dossiers emblématiques de corruption, doivent désormais être exploités par des organismes publics pour renforcer les capacités productives nationales. Parmi eux figurent des unités industrielles, des terrains, des équipements et des immeubles, dont la valeur totale n’a pas été communiquée.
Le Premier ministre a insisté sur l’urgence d’optimiser l’exploitation de ces ressources transférées. « Il est crucial que les mesures administratives et techniques soient accélérées pour garantir une mise en service rapide de ces unités de production, notamment dans les secteurs clés comme l’industrie, l’agriculture ou les infrastructures », a-t-il déclaré. Cette approche vise à transformer des biens issus de pratiques illégales en leviers de développement économique, tout en renforçant la transparence de la gestion publique.
Cette politique de récupération des biens mal acquis s’inscrit dans une dynamique nationale et internationale de lutte contre la corruption. En Algérie, plusieurs centaines de milliards de centimes et des milliers d’hectares de terres ont déjà été restitués à l’État depuis 2020. Le CPE joue un rôle central dans cette stratégie, en veillant à ce que les actifs transférés soient attribués via des appels d’offres transparents ou directement alloués à des projets d’utilité collective.































