Des chercheurs de l’université de Berkeley en Californie ont développé une neuroprothèse innovante qui permet de convertir les pensées en paroles en temps réel. De quoi ouvrir de nouvelles perspectives pour la communication assistée des personnes qui ont perdu la voix. Le domaine des interfaces cerveau ordinateur connaît des percées notables, et cela ne concerne pas que Neuralink. Récemment, Elon Musk a en effet annoncé que l’implant Blindsight, dont l’objectif est de redonner la vue aux personnes atteintes de cécité, serait prochainement testé sur un être humain. Mais aujourd’hui, c’est un dispositif visant à traiter l’anarthrie, un trouble du langage se caractérisant par une difficulté à articuler, qui est mis en avant. Il a été testé sur une patiente dans la quarantaine dénommée Ann. En 2005, elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral pontique, c’est-à-dire qui affecte le plus gros composant du tronc cérébral. Un événement qui l’a laissée incapable de se mouvoir ou de communiquer verbalement au-delà de quelques sons… jusqu’à il y a peu. Ainsi, la prothèse fonctionne grâce à un implant placé dans le cerveau, qui capte l’activité neuronale associée à la parole. Celle-ci est ensuite transmise en temps réel à une unité audio synthétisée, qui convertit les pensées en paroles audibles. Le dispositif utilise un enregistrement de la voix de la patiente avant son accident pour produire un son plus naturel. Dans une vidéo, Ann lit une phrase qui apparaît sur un écran, puis la répète. Si la parole est encore lente et hésitante, les auteurs de l’étude assurent que des améliorations viendront rapidement.






























