Le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a ouvert un nouveau dossier de corruption impliquant l’homme d’affaires incarcéré Rédha Kouninef. Ce dossier concerne des faits de blanchiment d’argent et de dissimulation criminelle de revenus.
Dans les détails, le juge d’instruction de la cinquième chambre du même pôle a ordonné la mise en détention provisoire de Rédha Kouninef dans le cadre de cette affaire, dont les faits remontent à 2019. Cette année-là, l’accusé aurait acheté un grand nombre de plants rares provenant uniquement des zones tropicales auprès du propriétaire d’une exploitation agricole située à Zéralda, à l’ouest d’Alger. Il aurait bénéficié de ces acquisitions dans le cadre d’un avantage agricole. Rédha Kouninef est poursuivi dans cette affaire aux côtés de trois autres accusés, dont le propriétaire de l’exploitation, actuellement en fuite. Ils sont jugés par la cinquième chambre du pôle économique et financier pour des accusations graves prévues par la loi de lutte et de prévention contre la corruption (loi n° 01/06), notamment le blanchiment d’argent à travers la dissimulation de biens et de revenus issus de crimes de corruption. Par ailleurs, Rédha Kouninef et ses frères, Noya, Tarek et Abdelkader, ont également été poursuivis devant le tribunal de Bir Mourad Raïs pour des faits d’évasion fiscale. Ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme. L’affaire est actuellement en appel devant la Cour d’Alger après que le parquet et les accusés ont contesté les peines prononcées. La justice a rendu des verdicts définitifs à l’encontre de Rédha Kouninef et de ses frères, après que la Cour suprême a rejeté leur pourvoi en cassation, tant sur le fond que sur la forme. Ainsi, les peines sont devenues exécutoires : la Cour d’Alger a condamné Rédha Kouninef à 16 ans de prison ferme, son frère Tarek à 15 ans, et son autre frère Karim à 12 ans. Leur sœur Nour, en fuite à l’étranger, a écopé d’une peine de 20 ans de prison ferme, avec un mandat d’arrêt international émis à son encontre. Le jugement prévoit également la confiscation de tous les biens, immobiliers, entreprises et sociétés appartenant aux condamnés, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, ainsi que la saisie de véhicules et camions, et le versement d’indemnités au profit du Trésor public. Ismain






























