Bas Mazagran –Mostaganem : L’ADE et l’ENPI pointées du doigt

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À Mostaganem, la cité des 300 logements promotionnels publics (LPP) de Bas Mazagran est devenue le théâtre d’une injustice silencieuse. Depuis septembre 2021, une bâche à eau collective, installée à grands frais pour répondre aux besoins des résidents, reste inutilisée, plongeant les habitants dans un quotidien de privations. Ce n’est pas un hasard, ni une fatalité ! Ce gâchis est le fruit d’un conflit entre l’Algérienne des Eaux (ADE) et l’Entreprise Nationale de Promotion Immobilière (ENPI), qui se renvoient la balle sur sa gestion.

Depuis quatre ans, cette bâche à eau collective, censée assurer leur approvisionnement en eau potable, reste inutilisée malgré son coût élevé, plongeant la population dans une situation de dépendance et de frustration. Cette infrastructure clé, promise comme une solution aux besoins des foyers à revenus moyens, est aujourd’hui au cœur d’un conflit entre l’ADE et l’ENPI, laissant les habitants se sentir « pris en otage ».

L’association de la cité  300 logements LPP, créée pour défendre les intérêts des résidents, a multiplié les démarches pour alerter les autorités. Deux courriers ont été adressés au directeur de l’ENPI, les 14 avril et 14 juillet 2022, suivis d’une correspondance envoyée au wali de Mostaganem le 12 juin 2022. Malgré ces appels à l’aide, aucune réponse concrète n’a été apportée, exacerbant la colère des habitants. « Nous dépendons de cette bâche pour nos besoins de base, surtout en cette période de perturbations dans l’alimentation en eau, mais elle reste à l’abandon ! Elle n’a jamais alimenté nos foyers ! », s’indigne un résident.

La source du problème réside dans une mésentente entre l’ADE et l’ENPI sur la gestion et la mise en service de la bâche. Faute d’accord entre les deux entités, les 300 logements restent privés d’une ressource essentielle, aggravant les difficultés quotidiennes dans un contexte de pénuries d’eau récurrentes. Les habitants dénoncent un manque de coordination et d’implication des responsables, qui semble paralyser toute tentative de résolution.

À Bas Mazagran, la situation illustre une faillite administrative qui frappe directement les citoyens, transformant une promesse de mieux-vivre en une source de désespoir. Face à cette crise, les autorités locales sont appelées à trancher ce différend et à activer la bâche sans délai. L’ADE et l’ENPI devront assumer leurs responsabilités pour rétablir un service vital. Pour les résidents de Bas Mazagran, la patience s’épuise, et la question reste entière : combien de temps encore devront-ils payer le prix d’une bureaucratie paralysée ?    Riad

 

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