Azouz Nasri, sénateur du tiers présidentiel depuis 2022, a été élu le 19 mai 2025 à la présidence du Conseil de la Nation, succédant à Salah Goudjil. Magistrat chevronné et figure consensuelle, il prend les rênes de la chambre haute du Parlement algérien avec un riche parcours judiciaire et politique.
Un parcours marqué par la magistrature
Né en 1945 dans la wilaya de Sétif, Azouz Nasri est diplômé de l’École nationale d’administration (ENA) en 1969. Sa carrière dans la magistrature débute en 1976 comme procureur de la République près le tribunal de Skikda. Il gravit rapidement les échelons, occupant des postes clés tels que procureur général dans plusieurs conseils de la magistrature entre 1978 et 1985, puis président du Conseil de la magistrature de Constantine jusqu’en 1989.
De 1989 à 1995, il intègre le Conseil constitutionnel, avant d’être nommé président de la Cour suprême, un poste qu’il occupe avec distinction de 1995 à 2001. Haut cadre du ministère de la Justice, Azouz Nasri s’impose comme un acteur incontournable du système judiciaire algérien, reconnu pour son intégrité et son professionnalisme.
Une carrière politique ancrée au FLN
Sur le plan politique, Azouz Nasri s’engage au sein du Front de libération nationale (FLN), où il devient membre du Comité central. Élu député sous la bannière du FLN de 2002 à 2007, il renforce son influence dans les sphères politiques. En février 2022, il est nommé sénateur au titre du tiers présidentiel par le président de la République, consolidant ainsi son rôle dans les institutions nationales.
Une élection à l’unanimité
En mai 2025, Azouz Nasri se présente comme candidat unique à la présidence du Conseil de la Nation, soutenu par le FLN. Son élection le 19 mai 2025 marque un tournant pour cette institution, où il est perçu comme un garant de la stabilité et de la continuité. Sa longue expérience dans la magistrature et son parcours politique font de lui une figure de consensus, capable de naviguer dans les complexités du paysage politique algérien. Avec cette nomination, Azouz Nasri s’engage à renforcer le rôle du Conseil de la Nation dans le processus législatif et à promouvoir l’unité nationale, dans un contexte marqué par des défis politiques et économiques.






























